En effet, pour conclure un dossier d'une vingtaine de pages intitulé « Le quotidien des développeurs 100% Open Source », l'interview du juriste du Groupe LINAGORA (p. 54 et 55) peint en peu de temps une vision rapide des licences en répondant (un peu trop longuement) à un lot de 7 questions :

  • Cette profusion de licences ne pose-t-elle pas un problème aux développeurs, éditeurs, utilisateurs ? Et les problèmes sont-ils spécifiques à chacun ?
  • Comment distingue-t-on les types de licences ?
  • Pourquoi les éditeurs et organismes inventent-ils de nouvelles licences ?
  • Quand un développeur veut intégrer différentes briques utilisant des licences différentes, comment appréhender la question de la licence . Quelle licence prime sur les autres ?
  • On évoque souvent ou parfois la question des licences. Constatez-vous encore des questions autour de cela ?
  • De plus en plus, les éditeurs et même des entreprises recourent à des avocats spécialisés pour auditer les licences. De quelle manière comprenez-vous cela ?
  • La GPL 3 a suscité beaucoup de débats. Pouvez-vous nous expliquer les grands principes de cette licence, les différences par rapport à la v2 et quels conflits peut-elle créer ?

Même si l'on ne peut qu'inviter à parcourir le dossier dans son ensemble, plusieurs points de l'interview méritent d'être mis en avant :

  • Son caractère professionnel. Le point de vue est bien celui d'une entreprise, qui se voit confrontée aux licences tant pour l'édition de ces logiciels que pour le support/la distribution qu'elle opère sur les autres logiciels libres/open source ;
  • Son caractère pratique et orienté « développeur ». Très pragmatiques, les questions appuient sur les points sensibles, polémiques, qui composent le paysage des licences libres, et sont ainsi source d'éclaircissements, voire de réflexions, utiles à mener.
  • Il parle de VVL (même si rapidement, et sans donner de lien) !

Bonne lecture !