De la nécessité d’accompagner l’usage des licences libres : le prix Goncourt et l'usage d'extraits de Wikipedia sous licences libres
Par Mben le vendredi 26 novembre 2010, 08:34 - Sur le web - Lien permanent
Rue89 titrait hier soir « Houellebecq gratuit sur le Net : Flammarion va attaquer ». L’article faisait référence à la diffusion sous licence Creative Commons By-SA du dernier prix Goncourt, la Carte et le territoire. Ainsi exposé, aucune raison que Flammarion puisse attaquer qui que ce soit pour quoi que ce soit. Mais il y a néanmoins un problème, de taille : la diffusion sous licence libre s’est faite à l’insu de l’auteur (ou de son ayant droit, qui semble ici être Flammarion) !
Superbe message adressé aux utilisateurs de l’encyclopédie en ligne !
Pour replacer le contexte, il faut savoir que ce ramdam est provoqué par la reprise – presque en l’état – de plusieurs articles de Wikipedia au sein de l’ouvrage primé, sans que ne soit cités la source, les auteurs, ni même la licence (ou, plus exactement, les licences) organisant la réutilisation des articles de l’encyclopédie (en l’occurrence la Creative Common CC-By-SA 3.0 et la GNU FDL 1.3). C’est un élément important qu’il convient de garder à l’esprit, quels que soient les autres comportements critiquables.
Se concentrant sur le tumulte communautaire qui s’en était suivi, l’article de Rue89 cite donc l’auteur d’un billet de blog, Florent Gallaire, qui avait publié une argumentation concluant à la nécessité/possibilité de distribuer cette œuvre sous licence libre[1]. Argumentations largement relayées sur le web jusqu’à ce que soit mis à disposition en téléchargement sous CC-By-SA le dernier prix Goncourt – de mémoire le billet de Florent le suggérait[2] !
J’avais pris le soin jusqu’à maintenant de ne pas réagir à un buzz qui, je l’espérais, se serait épuisé de lui-même. Néanmoins, des remous ayant émergé de cette publication « sauvage » sous CC (et ayant été moi-même interviewé et cité hier à ce sujet), je prends le temps d’argumenter un peu plus sur le fond de l’affaire : afin d’exposer rapidement les raisons pour lesquelles je considère 1) que nous sommes ici dans un cas classique de contrefaçon de droit d’auteur et 2) que Florent est allé trop loin dans sa démonstration (ou pas assez).
La responsabilité de l’affaire me semble donc devoir être partagée entre de nombreux acteurs. N’ayant envie d’accuser personne, mais seulement, de fournir quelques éléments objectifs, les quelques éléments qui suivent montrent d’une part que la conséquence de la violation d’une licence n’est pas son application automatique (mais plus généralement sa terminaison automatique) et d’autre part que la licence Creative Commons By-SA permet d’intégrer des articles sous cette licence sans que l’ouvrage entier doive être sous la même licence (étant entendu que l’article et ses modifications doivent, eux, rester sous cette même licence).
Plus généralement, et je suis heureux de lire à cet égard les billets de Lionel (du célèbre S.I.Lex), il me semble plus important d’accompagner l’usage que de se battre contre des maladresses de ce type. Il me semble en effet que c’est une très bonne nouvelle qu’un livre comme la Carte et le territoire fasse des emprunts à Wikipedia – démontrant ainsi, s’il le fallait, la part croissante que revêt le libre dans la culture et l’écriture. Néanmoins il faut naturellement veiller à ce que cet emprunt soit explicite et conforme aux licences.
C’est d’ailleurs sur ce dernier aspect – la pédagogie en quelque sorte – qu’il y a un véritable rôle à jouer : cet usage peu devenir courant et contrôlé si on aide les anciens acteurs à s’ouvrir au système des licences libres ; l’usage peut au contraire disparaître, ou être fortement retardé, si on ne se donne pour mission que de frapper violemment toute maladresse (et alors eux-mêmes seront sans pitié sur nos éventuelles maladresses).
Notes
[1] Ledit billet semble aujourd’hui avoir été raccourci, ce qui est une bonne chose. Je citais a priori le mauvais article : celui-ci reprend les arguments de Florent.
[2] Pour information, l’idée de cette publication, proposée pour le Framablog, avait été radicalement rejetée en interne.
Y a-t-il bien eu réutilisation d’articles originaux en provenance de Wikipedia ?
C’est en effet l’acte matériel (l’acte moral, l’intention, n’ayant en la matière aucune incidence) qui va entraîner l’obligation de respecter les licences de Wikipedia.
L’article de Slate.fr est ici suffisamment détaillé pour qu’on puisse se passer du travail de comparaison : il y a incontestablement réutilisation de plusieurs paragraphes (en l’état ou légèrement modifié) en provenance de Wikipedia.
Ceux-ci sont d’une longueur variable et je suppose que la meilleure défense pour Flammarion (pour contester la contrefaçon) consisterait :
- à considérer que seules les informations essentielles (et des tournures non originales) ont été reprises – ce qui reviendrait à arguer que ledit contenu ne peut revêtir la qualité d’« œuvre » nécessaire à la protection par le droit d’auteur (c’est-à-dire de création originale conférant à son auteur des droits au titre du CPI) ;
- à considérer que l’auteur peut bénéficier d’une des exceptions du Droit d’auteur (mais puisque toutes les exceptions demandent a minima que l’auteur soit mentionné, aucune ne pourrait être avancée en l’espèce).
Cela dit, je doute sérieusement qu’une telle argumentation puisse retenir l’attention d’un Juge, surtout lorsque des paragraphes entiers ont été insérés en l’état dans l’ouvrage (sans aucune mention de leur paternité). Je partage donc à cet égard les réflexions de Adrienne Alix (présidente de Wikimédia France).
L’auteur (mais cette question concerne en réalité tous les maillons de la chaîne d’édition et de distribution de l’ouvrage) de la Carte et le territoire avait-il obtenu une autorisation du (ou des) auteur de Wikipedia ? Peut-être est-ce le cas : il est possible d’imaginer que l’auteur (ou la maison d’édition) ait directement contacté (ou le fasse…) les différents auteurs directement pour leur demander l’autorisation d’insérer leur contribution dans l’ouvrage (cette autorisation s’ajouterait – sorte de « licence propriétaire », pour reprendre la terminologie utilisée dans le logiciel libre – alors à celles découlant de la publication sur Wikipedia : CC-By-SA et GNU FDL). En l’absence d’autorisation expresse, on ne peut se retourner que sur les autorisations données a priori par l’auteur qui diffuse son oeuvre sous licences libres. Au passage : nul autre que les auteurs des contributions ne possède de droit sur lesdites contributions (je pense notamment à Wikipedia qui ne pourrait agir sur ce fondement sans que les auteurs ne le lui autorisent).
Comment l’auteur aurait-il pu respecter les licences ?
Pour commencer, il faut savoir que Wikipedia est cumulativement sous GNU FDL 1.3 et CC-By-SA 3.0 (depuis peu). Ainsi, tout utilisateur est libre de reprendre du contenu du site dès lors qu’il respecte au moins l’une des licences (voir cet article qui traite d’une situation similaire entre la LAL et la CC-By-SA ).
Obligations de la licence
En l’occurrence la double licence de Wikipedia demande 1) le maintien sur l’œuvre dérivée d’une (au moins) des licences utilisées sur l’œuvre originaire ; et 2) le respect d’un certain formalisme (mentions légales principalement, mais aussi éventuellement l’ajout du texte de la licence, etc.).
En matière de logiciel, les aspects techniques nécessaires à l’appréhension du logiciel imposent qu’une certaine attention soit apportée aux éléments qui doivent être fournis, mentions présentes, etc. (à défaut les libertés/droits accordés ne seraient que virtuels).
Pour les autres œuvres, les licences sont généralement beaucoup moins formalistes : apposition des mentions légales classiques (avec ainsi la citation des auteurs précédents), éventuellement mention des modifications apportées, mention de la licence et quelques liens (vers la licence et éventuellement vers l’œuvre originaire). Rien de très complexe, vraiment. L’une des raisons de la double licence CC-By-SA / GFDL était d’ailleurs que la licence Creative Commons exige un formalisme beaucoup plus simple afin de faciliter son respect (le respect de la GNU FDL aurait en l’espèce entrainé l’obligation d’annexer la licence à l’ouvrage…).
L’étendue de la licence
Un peu plus complexe que la question des mentions nécessaires, il faudrait se poser la question de l’étendue de la licence. La licence doit-elle continuer à s’appliquer :
- Sur les parties inchangées de l’œuvre originaire (on pourrait parler d’étendue « réduite », c’est celle de quelques licences permissives) ?
- Sur l’œuvre originaire et ses éventuelles modifications/perfectionnement (étendue standard) ?
- Sur toute œuvre seconde qui intégrerait l’œuvre originaire (une étendue forte) ?
Je ne vais pas réaliser l’étude de la Creative Commons By-SA puisque celle de Lionel est tout à fait exhaustive : les Creatives Commons (et, en fait, c’est le cas de la majorité des licences rédigées pour les œuvres non logicielles – telle la Licence Art Libre) sont dans la deuxième catégorie (étendue « standard »). En revanche, la GNU FDL fait figure d’exception et serait dans la troisième catégorie (étendue forte).
Ainsi, lorsque les licences sont par ailleurs copyleft (elle demande à ce que les œuvres secondes soient elles-mêmes sous leur terme : les licences Creative Commons vont se limiter à l’article et ses modifications, alors que la GNU FDL demanderait à ce que tout l’ouvrage passe sous GNU FDL (cela s’explique par l’objet de cette licence, la documentation de logiciel, qui – de la même façon que le logiciel qu’elle accompagne – ne doit pas souffrir d’une appropriation par quiconque – c’est la seconde raison qui explique le passage de Wikipedia en CC-By-SA).
Qu’elle est la conséquence du non-respect d’une licence libre ?
Par la suite, le principe est simple :
- Par principe, seul l’auteur (ou son ayant-droit) peut jouir de l’œuvre.
- Par exception, il lui est possible d’offrir/vendre cette jouissance à un tiers : c’est ce que font les licences libres par lesquelles l’auteur partage très largement son monopole.
- Si on est en dehors de l’exception (par exemple en ne respectant pas les conditions de la (ou des) licence(s) : en l’espèce, citation des auteurs et mention de la licence), on revient au principe…
Pour pallier le non-respect de leurs obligations, les licences libres contiennent généralement une clause de « terminaison automatique ». Ainsi, en ce qui concerne le Creative Commons By-SA :
7. Termination a.This License and the rights granted hereunder will terminate automatically upon any breach by You of the terms of this License. Individuals or entities who have received Adaptations or Collections from You under this License, however, will not have their licenses terminated provided such individuals or entities remain in full compliance with those licenses. Sections 1, 2, 5, 6, 7, and 8 will survive any termination of this License. b.Subject to the above terms and conditions, the license granted here is perpetual (for the duration of the applicable copyright in the Work). Notwithstanding the above, Licensor reserves the right to release the Work under different license terms or to stop distributing the Work at any time; provided, however that any such election will not serve to withdraw this License (or any other license that has been, or is required to be, granted under the terms of this License), and this License will continue in full force and effect unless terminated as stated above.
Quant à la GNU FDL 1.3 :
9. TERMINATION You may not copy, modify, sublicense, or distribute the Document except as expressly provided under this License. Any attempt otherwise to copy, modify, sublicense, or distribute it is void, and will automatically terminate your rights under this License. However, if you cease all violation of this License, then your license from a particular copyright holder is reinstated (a) provisionally, unless and until the copyright holder explicitly and finally terminates your license, and (b) permanently, if the copyright holder fails to notify you of the violation by some reasonable means prior to 60 days after the cessation. Moreover, your license from a particular copyright holder is reinstated permanently if the copyright holder notifies you of the violation by some reasonable means, this is the first time you have received notice of violation of this License (for any work) from that copyright holder, and you cure the violation prior to 30 days after your receipt of the notice. Termination of your rights under this section does not terminate the licenses of parties who have received copies or rights from you under this License. If your rights have been terminated and not permanently reinstated, receipt of a copy of some or all of the same material does not give you any rights to use it.
À ce stade, il est intéressant de noter que la GNU FDL (alors que l’ajout de la CC-By-SA était justement venu combler ses lacunes) est peut être plus tolérante/appropriée dès lors qu’elle organise un processus qui permet à l’utilisateur qui aurait violé la licence de retrouver la jouissance des droits s’il « revient dans le droit chemin ». Une clause aux effets bénéfiques et qui démontre que l’intérêt de chacun s’oriente vers une bonne utilisation des licences.
Ainsi, aucun auteur n’est jamais forcé à mettre son œuvre sous licence libre (tout au plus peut-il décider entre supprimer le passage en question, respecter la licence ou rester contrefacteur). La meilleure raison à cela est qu’aucun auteur ne prime sur un autre auteur : chacun dispose de droits absolus sur sa création, même si l’exploitation de l’œuvre seconde ne peut se faire sans l’autorisation de l’auteur de l’œuvre première qu’elle intègre (mais en aucun cas l’auteur de l’oeuvre première ne peut choisir d’exploiter l’oeuvre seconde sans autorisation de l’auteur de cette dernière.
Pour terminer sur ce point, une précision concernant la citation d’Emmanuel Pierrat : « Il cite un point du règlement qui s’applique uniquement aux contributeurs du site. Quand quelqu’un participe à cette œuvre collective, son propos est libre. Mais cela ne s’applique en rien au travail personnel d’un individu qui s’est inspiré des articles de l’encyclopédie. ».
Je ne sais pas si ses propos d’origine étaient exactement ceux-ci, mais ils nécessitent quelques précisions : 1) le respect de la licence (ou des licences) concerne tout utilisateur de l’œuvre (sous Wikipedia ou en dehors) sous peine de contrefaçon ; 2) la publication d’une contribution sur Wikipedia emporte (par effet du règlement du site) nécessairement l’ « apposition » des différentes licences libres du site (ce qui n’est donc pas le cas en l’espèce puisque l’auteur n’a pas publié son livre sur le site – je pense que c’était là l’argument soulevé).
Quelle est la conséquence de la diffusion non autorisée de l’œuvre seconde ?
Je m’abstiens volontairement de trop développer ce point puisque les fondements seraient effectivement multiples (tant les droits moraux que les droits patrimoniaux pourraient être utilisés – au surplus d’autres moyens plus classiques) – même si les préjudices pourraient certainement être relativisés : celui économique du fait qu’un nouveau public (qui n’aurait certainement pas acheté l’œuvre) a eu accès à l’œuvre (pas de manque à gagner en somme) et celui moral (en raison de la propre contrefaçon de l’auteur). D’autant plus que les auteurs de cette contrefaçon (au demeurant disproportionnée) ne sont pas les mêmes que ceux de l’œuvre originale, ce qui complique encore l’issue d’une telle action.
Quoi qu’il en soit, j’invite les personnes concernées à retirer toute trace de cette version non autorisée de l’ouvrage – au risque de faire passer un mouvement qui se construit pour un simple regroupement de pirates qui ne respecterait aucune Loi.
Pour conclure
Honnêtement, je ne pense pas que l’intention du blogueur Florent Galaire fut réellement de nier le droit d’auteur sur le fondement des licences libres – ce qui serait tout ce contre quoi je me bats quotidiennement –, mais simplement de faire buzzer autour de ce non-respect des licences libres. À mes yeux, sont tout autant responsables ceux qui ont pris prétexte de ce billet pour décider de publier l’ouvrage sous Creative Commons (il semblerait ensuite qu’il ait lui-même ajouté sur son site des liens vers ces publications, ce qui est critiquable), que ceux qui ont diffusé le message sans aucun regard critique (il y avait pourtant matière).
Néanmoins, tout ceci ne doit pas faire oublier la raison première de cette épopée, qui figure en début d’article : la réutilisation non autorisée d’articles de Wikipedia au sein de l’ouvrage de Michel Houellebecq. Plus simplement une autre contrefaçon (qui viole elle aussi les droits patrimoniaux et moraux des auteurs qui avaient contribué à Wikipedia).
Ainsi, je ne vois qu’une seule issue à cette histoire qui impose que chacun reconnaisse et assume ses torts et que :
- L’auteur et l’éditeur se mettent en conformité avec les licences des contenus utilisés (ce qui serait – vraiment – un moindre mal et une preuve de respect envers le travail réalisé sur Wikipedia) ;
- Tous ceux qui ont publié une version « pirate »/ « sauvage » (ou tout ce que vous voulez, mais n’allez pas y mettre un adjectif positif) la suppriment purement et simplement ;
- Tous ceux qui ont laissé entendre, ou transmis l’idée, que tout un chacun pouvait prendre l’ouvrage la Carte et le territoire et le diffuser sous Creative Commons : soit relativisent et argumentent mieux leur propos, soit les suppriment purement ou simplement (on peut justifier cet engouement communautaire par l’indignation de la communauté et des auteurs de Wikipedia, mais continuer sur cette voie serait de la mauvaise foi).
Si cela était nécessaire, je m’engage d’ailleurs à aider personnellement toute partie qui s’orienterait sur cette voie.
Enfin, tous ceux qui se sentent ainsi limités dans leur ardeur : venez plutôt travailler avec nous afin d’éduquer les nouveaux utilisateurs et faciliter l’usage des licences libres. Vous verrez, ce sera plus constructif à terme.
Commentaires
Je suis ravi de lire cet article ! Toujours autant pertinent et j’espère que cela pourra éclairer des personnes sur les licences libres. Moi-même j’y ai appris des choses, merci.
Superbe article, très pédagogique.
Merci beaucoup pour cette contribution au débat.
Bonjour,
je suis ravi que ce rapide billet puisse aider. Il serait possible d’approfondir certains des aspects que je n’ai qu’effleurés, mais j’espère qu’il participera à un réflexion constructive sur cette affaire (fruit d’une grande incompréhension réciproque).Quand on lit les commentaires de ce blog et de celui de F. Galaire, on a vraiment l’impression de vivre parmi une armée de défenseurs du statut quo à n’importe quel prix.
L’argumentaire de F. Galaire est convaincant alors que cet article ci n’est pas clair. L’éditeur même s’il obtient l’autorisation des auteurs devra se conformer à la licence CC. Les auteurs de l’article ne peuvent pas en modifier la licence ni rétroactivement, ni sans accord de wikipedia. Et je doute fort que wikipedia change de politique éditoriale. Ce serait suicidaire pour wikipedia.
Dans le “meilleur” des cas (pour l’éditeur), seul les passages wikipedia devaient répondre aux exigences CC et le livre part au pilon + une sanction s’en suivra puisque la diffusion du livre par l’éditeur était illicite en la forme.
Dans l’autre le tribunal confirmera la diffusion sous CC de l’ouvrage.
En tout cas voici un long métrage Creative Commons qui a suscité un débat passionnant sur le concept de cette licence trop mal comprise (bcp croient que cc empêche l’usage commercial or tout dépend du type de licence cc, donc voir l’article et ses commentaires pour un lien de téléchargement, la vidéo en ligne et les détails:
http://www.leblogdelamirabelle.net/…
Une solution qui pourrait satisfaire toutes les parties pourrait être celle-ci:
- délimiter tous les passages incriminés dans une annexe à la fin du livre, avec mention de la licence CC, et donc libre utilisation des formulations (peut-être améliorées) dans les articles correspondant
- considérer ensuite le livre comme une compilation (et non une oeuvre dérivée), donc la licence CC ne contaminerait pas le livre entier. Arrêt des diffusions non autorisées etc., mais l’aspect pédagogique resterait certainement.
Bon c’est un peu limite, mais ni le libre ni Flammarion n’a quoi que ce soit à gagner dans un éventuel procès, à mon avis…
Votre article dont je viens de trouver le lien sur le blog de gallaire est très intéressant, toutefois, il semble que vous omettiez certains points.
Si en tant que rédacteur de wikipédia, je m’engage (vis à vis de qui, de quoi ?) en cliquant sur « publier » à placer mes contributions sous licence créative common (je passe un contrat mais avec qui ?), je ne passe aucun contrat avec wikipédia lorsque je copie des articles… la licence CC n’est donc a priori valable que pour ceux qui le croient, pour le reste, comme pour ma participation ici, c’est le code de la propriété intellectuelle qui dit comment les textes sont protégés.
Or pour cela, il faudrait que les auteurs se fassent connaître… alors qu’ils avaient publié sous licence GNU, et reclament le respect de droits, alors même qu’ils y avaient renoncé grâce au système wikipédia et à l’anonymat.
Si en tant que rédacteur de wikipédia je suis amené à signer un contrat de licence CC, mais ne trouve de version officielle de ce contrat qu’en langue anglaise alors que je suis francophone, le contrat est frappé de nullité car je n’ai pas pu prendre entièrement connaissance des clauses, telle que celle que vous citez.
Donc, comme dans beaucoup de cas, les auteurs des notices de wikipédia ont dû placer par abus de confiance leurs travaux sous licence CC et ne sont désignés auteurs que par le fait qu’ils sont dans l’historique des notices… qu’ils aient rédigé 100 pages, 1ligne ou déplacé une virgule. IL ne sont en rien encouragés à prendre connaissance des termes du contrat officiel… on les renvoie vers un lien qui résume le contrat à deux mots et deux logos en français, le reste est en anglais.
ON note que les contributeurs, s’ils sont désignés « auteurs » ne le sont que par ces licences, mais en aucun cas ne sont désignés comme tels par wikipedia où ils sont users ou contributeurs : Ils ne sont donc pas supposés avoir aucun droit, ni patrimoniaux, ni moraux sur ces écrits. Il est d’ailleurs patent que wikipédia refuse tout exercice du droit de retrait, tout renoncement à la paternité d’un article et tout droit à disparaître, si bien qu’une personne pourrait apparaître comme auteur d’une notice, même si le contenu et le sens étaient devenus contraires aux options préconisées par l’auteur en question.
il semble donc que dans tous les cas, le militantisme fanatique de Gallaire et de ses amis wikipathes qui rèvent de voir leurs règles arbitraires de geek s’appliquer au monde réel le mène à une impasse : Gallère n’a volé un voleur qui serait Houllebecq, mais a volé un voleur qui se nomme wikipédia.
Votre article dont je viens de trouver le lien sur le blog de gallaire est très intéressant, toutefois, il semble que vous omettiez certains points.
Si en tant que rédacteur de wikipédia, je m’engage (vis à vis de qui, de quoi ?) en cliquant sur « publier » à placer mes contributions sous licence créative common (je passe un contrat mais avec qui ?), je ne passe aucun contrat avec wikipédia lorsque je copie des articles… la licence CC n’est donc a priori valable que pour ceux qui le croient, pour le reste, comme pour ma participation ici, c’est le code de la propriété intellectuelle qui dit comment les textes sont protégés.
Or pour cela, il faudrait que les auteurs se fassent connaître… alors qu’ils avaient publié sous licence GNU, et reclament le respect de droits, alors même qu’ils y avaient renoncé grâce au système wikipédia et à l’anonymat.
Si en tant que rédacteur de wikipédia je suis amené à signer un contrat de licence CC, mais ne trouve de version officielle de ce contrat qu’en langue anglaise alors que je suis francophone, le contrat est frappé de nullité car je n’ai pas pu prendre entièrement connaissance des clauses, telle que celle que vous citez.
Donc, comme dans beaucoup de cas, les auteurs des notices de wikipédia ont dû placer par abus de confiance leurs travaux sous licence CC et ne sont désignés auteurs que par le fait qu’ils sont dans l’historique des notices… qu’ils aient rédigé 100 pages, 1ligne ou déplacé une virgule. IL ne sont en rien encouragés à prendre connaissance des termes du contrat officiel… on les renvoie vers un lien qui résume le contrat à deux mots et deux logos en français, le reste est en anglais.
ON note que les contributeurs, s’ils sont désignés « auteurs » ne le sont que par ces licences, mais en aucun cas ne sont désignés comme tels par wikipedia où ils sont users ou contributeurs : Ils ne sont donc pas supposés avoir aucun droit, ni patrimoniaux, ni moraux sur ces écrits. Il est d’ailleurs patent que wikipédia refuse tout exercice du droit de retrait, tout renoncement à la paternité d’un article et tout droit à disparaître, si bien qu’une personne pourrait apparaître comme auteur d’une notice, même si le contenu et le sens étaient devenus contraires aux options préconisées par l’auteur en question.
il semble donc que dans tous les cas, le militantisme fanatique de Gallaire et de ses amis wikipathes qui rèvent de voir leurs règles arbitraires de geek s’appliquer au monde réel le mène à une impasse : Gallère n’a volé un voleur qui serait Houllebecq, mais a volé un voleur qui se nomme wikipédia.
Votre analyse des conséquences du non respect des obligations des licences libres est amusante. Et fausse.
D’une part, M. Houellebecq a choisi de ne pas nommer ces sources. De ce fait, il ne peut se prévaloir de l’exception prévue à l’Art. L112-5 3° du CPI, son œuvre est donc une œuvre composite telle que définie à l’Art. L.113-2 alinéa 2 du CPI. Et la licence CC-BY-SA s’applique pleinement à l’ensemble de l’œuvre composite.
D’autre part, M. Houellebecq n’ayant pas respecté les obligations de la licence CC-BY-SA, les auteurs des œuvres incorporées par lui peuvent le sommer de se mettre en conformité, et éventuellement intenter une action en contrefaçon.
Les deux points sont totalement distincts. La mise en conformité avec la licence CC-BY-SA ne changerait rien au statut de l’œuvre tel que défini à l’Art. L.113-2.
Oui Caton, sauf que vous oubliez de dire que les auteurs bénévoles de wikipédia placent leur contribution sous licence cc en signant un contrat dont ils peuvent ne pas connaître les véritables termes puisqu’il n’existe qu’en langue anglaise.
Oui, Caton, sauf que vous oubliez de dire que le respect des licences creative common n’engage que les « rédacteurs » de wikipédia et que les lecteurs ou usagers n’ont aucunement la nécessité de s’engager à les respecter, d’autant moins qu’elles sont illégales, même s’ils l’ignorent, tout comme la plupart des rédacteurs d’aillleurs.
Il me semble qu’on peut encore rajouter de la complexité.
Houellebecq a copié, en plus du contenu wikipédia, des contenus provenant d’autres sites, dont ceux de ministères.
Pa exemple, si la licence propre aux textes des ministères, interdisait la diffusion du texte, non seulement la diffusion par Houellebecq serait illégale, mais également celle diffusée par Gallaire et consort. Qui prendrait le dessus : la licence des ministères, interdisant la diffusion ou la licence CC-BY-SA ?
Bonjour,
Je constate, ici : http://www.vvlibri.org/index.php?ti… alors que vous parlez de contrats et de conditions contractuelles, que ni les licences GNU, ni les licences creative common n’ont de texte officiel en langue française est-ce, comme il est affirmé de manière cynique, “pour éviter que les éventuelles erreurs de traduction nuisent aux licences libres” ?
Comment peut-on en tant que francophone signer un contrat de licence qui n’existe qu’en anglais alors que cette langue dans laquelle est rédigée le contrat est une clause de nullité de celui-ci en droit français ?
Ne pensez-vous pas, dans ces conditions, que toutes les licences CC pour les articles rédigés par des résidents français sur wikipédia francophone sont nulles ?
D’autre part, j’ai lu quelque part ici même que les mineurs de 18 ans doivent impérativement obtenir l’autorisation de leurs parents ou tuteurs pour signer ces contrats de licence, et ce pour chaque publication qu’ils seraient amenés à effectuer sur wikipédia par exemple, du fait qu’il ne s’agit, tout comme l’achat d’un véhicule automobile, d’actes de la vie quotidienne. Cette condition est-elle toujours de rigueur ?
Dans ce cas, comment, à votre avis, wikipédia ou vikidia vérifient-ils que les conditions sont bien respectées ? Wikipédia n’encourage-t-elle pas abusivement des mineurs sans autorisation à placer sous licence CC leurs contributions sans autorisation ?
Il me semble d’autre part que certains administrateurs de wikipédia sont, du moins l’affirment-ils, mineurs : comment des mineurs peuvent-ils intervenir sans obtenir systématiquement une autorisation parentale pour chaque intervention de gestion de cette encyclopédie libre ?
ah ! c’est ici… http://www.vvlibri.org/index.php?ti…
Ne pensez-vous pas, eu égard à ces informations, qu’il serait souhaitable, en tant que vous vous déclarez accompagnateur des licences libres (même si votre site ne semble pas tout à fait à jour), qu’il serait souhaitable de faire savoir à wikimédia/wikipédia que l’usage qu’ils imposent de ces licences porte tout autant préjudice à la culture libre que l’acte de piratage de Florent Gallaire, qui justement découle des usages particulièrement abusifs que fait wikipédia de ces licence… alors même qu’elles semblaient pouvoir avoir des usages fort constructifs dans le cadre de la production de logiciels.
Altshift, tu parles de contributeurs alors que le sujet est un pilleur. Le pilleur, s’il ne sait pas lire une licence, fut-elle en anglais, sait que la licence par défaut est le copyright, et qu’il n’a pas le droit de copier le contenu sans autorisation. Et pourtant il l’a fait, et pas seulement avec du contenu CC!
Peut-être une solution commentaire 5, personne n’a d’avis ?
Le copyright est le système anglo saxon très peu protecteur des auteurs par rapport au droit français. en aucun cas le système du copyright n’a encore pris le pas sur le code de la propriété intellectuelle… le fait que vous confondiez les deux montre bien que même les défenseurs de la « culture libre » agissent comme des moutons sans savoir ce qu’ils font ni pourquoi ils le font. Votre but, défenseur de la culture libre semble de ce fait bien âtre la suppression des droits d’auteurs, non pas pour distribuer largement la culture et la connaissance, non pas par humanisme, pas même pour développer des logiciels collectivement, mais bien pour pouvoir consommer gratuitement les productions littéraires, artistiques, cinématographiques sans payer et sans risquer d’être condamnés pour contrefaçon. On mesure très bien vos intentions… tout comme la petite taille de vos vues : si vous privez les auteurs de leurs revenus, vous n’aurez plus rien à consommer assez rapidement… alors à vous de voir.
Si vous voulez vous battre contre le copyright allez le faire aux etats-unis : battez vous contre le pillage des auteurs et des œuvres par les majors de l’entertainment, mais ne prétendez pas que liquider les droits d’auteurs libèrera la culture. Elle l’appauvrira, c’est tout.
Comme vous avez vu le constater dans la liste des généreux donnateurs de wikipédia, fer de lance public de la culture libre, ce sont justement de grosses majors de la culture internet qui sont les meilleurs alliés de wikipédia. Imaginez-vous possible qu’une fois liquidés les droits des auteurs, ces grosses compagnies se priveront des revenus potentiels de ce qu’elles nomment produits culturels ?
Les premiers à pâtir de vos projets de petits bourgeois consommateurs seront les auteurs, et pas la majors qui garderont toujours leurs recettes et leurs marges d’une manière ou d’une autre.
Le pilleur, c’est wikipédia et ses licences libres… en aucun cas un auteur ne peut piller ce genre de plaisanterie, ne serait-ce que parce que le détournement de sens et de fonction des fractions de texte les transforme en parodies, justement parce qu’ils gardent la même forme. C’est le seul moyen de parodier cette parodie d’encyclopédie qu’est wikipédia.
Enfin, Teff, le droit impose impose, pour qu’ils soient valables, que les contrats, fussent-ils de licence CC, soient rédigés en langue française, justement pour éviter les malentendus… les signataires français de ces licences (imposées) sont donc tout à fait fondés à les dénoncer, à dénoncer chaque contrat passé avec wikipédia, pour la moindre virgule ajoutée ou déplacée dont ils sont les auteurs.
Que ça vous plaise ou non.
Re-enfin peronne sur wikipédia n’a demandé à Houellebecq le respect des licences CC… lesquelles prétendent s’imposer d’elles mêmes (sans même qu’on le sache) dès lors qu’on copie une partie de texte… foutaise !
Oui, le droit d’auteur devrait s’imposer, mais quels auteurs de bonne foi iraient réclamer le respect de leur pseudo alors même que c’est en premier lieu wikipédia qui les floue en tant qu’auteurs ?
Ahah, Wikipedia, une plaisanterie et une parodie. Il fallait oser tout de même. Bon, soyons sérieux un moment, c’est dommage pour le reste de l’argumentation…
En effet Maps, il fallait oser produire une telle parodie d’encyclopédie avec des méthodes aussi et des intentions aussi troubles. Mais pus c’est gros, plus ça marche on dirait.
1. Il faut comprendre “copyright” en tant que type de licence. Libre de droit (domaine public, copie libre), copyright (copie interdite - ou monnayée) et copyleft (copie possible, sous conditions). Le CPI est évidemment du type “copyright”.
2. Comment pouvez-vous imaginer que les défenseurs des licences libres soient pour la suppression des droits d’auteurs? C’est un non-sens…
3. Vous montrez votre méconnaissance des licences “libres” (copyleft en réalité) en faisant l’amalgame - courant, certes - entre “libre” et “gratuit”.
4. Qu’est-ce qui empêche un artiste de produire des oeuvres sous CC et d’autres sous copyright ? Toutes les études montrent que plus un artiste est écouté (pour un chanteur ou musicien, pour l’exemple), de manière légale ou pas d’ailleurs, plus il se vend!
5. Une oeuvre en CC contribue au contraire à réduire les marges des majors, vu qu’elle est susceptible de les mettre en concurrence!
6. Une photo, par exemple sur Internet, sans aucune mention de droit d’auteur, est réputée protégée en droit français (et sans doute dans la plupart des pays). Pas besoin du moindre texte pour cela. Donc effectivement, la licence d’utilisation de n’importe quel contenu s’impose à ceux qui veulent le réutiliser, c’est la définition du droit d’auteur!
7. A partir de toute page de Wikipedia, un clic suffit pour connaitre l’explication des conditions d’utilisation du contenu, en français!
Et j’ajoute que je ne suis pas pour que “l’oeuvre” de Houellebecq soit en CC, et c’est pour ça que j’essaye d’être constructif. En attendant, les autres détenteurs de droit (gouvernement et un chaine d’hôtels il me semble) pourraient réclamer leur dû… Peut-être attendent-ils des ventes suffisantes?
Vous comprenez bien que j’essaye d’être constructif aussi en essayant de vous faire comprendre que dans le monde il n’existe pas le copyright d’un côté et le copyleft de l’autre, qui est une vision caricaturale des systèmes de droits d’auteurs, destinés à les condamner.
De même vous assimilez copyright et licences… et libre de droits avec domaine public et copie libre…
Evidemment que toute publication est protégée et toute création produit des droits moraux et patrimoniaux. Il se trouve malheureusement que ces licences copyleft, telles qu’elles sont mises en avant et mises en œuvre par wikipédia interdisent l’exercice des droits patrimoniaux, ce qui est la moindre des choses pour un travail bénévole (pour un travail destiné à être exploité par autrui) mais privent aussi les prétendus auteurs de la plupart de leurs droits moraux, puisqu’ils ne peuvent en aucun cas voir leurs contributions retirées sur simple demande.
Il est donc d’autant plus navrant que, au nom d’auteurs de wikipédia, quelqu’un réclame le respect du nom des auteurs, de celui de wikipédia et de la licence CC, alors même que ni les auteurs de wikipédia n’ont validé cette licence en anglais en toute connaissance de cause (puisque le travail des auteurs de wikipédia était placé sous GNU et non CC) et que wikipédia ne respecte pas les droits d’auteurs. C’est donc contre wikipédia que les contributeurs (qui sont par ailleurs fort silencieux) devraient se retourner en premier lieu, et non contre Houellebecq ou flammarion.
Quand on lit des wikilâtres quand on constate leur aigreur vis à vis des drots d’auteurs qui les empêchent d’atteindre leurs résultats mensuels de publications, on se demande s’ils on conscience de leur bêtise, conscience que pour développer wikipedia, ils estiment nécessaire de réformer les systèmes de droits d’auteurs qu’ils soient copyright ou code de la propriété intellectuelle. C’est un non sens de prétendre que les systèmes de droits d’auteurs sont archaïques et un non sens de prétendre que internet est moderne.
Vous citez des tas d’études qui sont supposées montrer que plus un artiste est écouté plus il se vend ! hahaha… et plus il se vend, plus il est écouté… O peut évidemment faire dire n’importe quoi aux études… mais ne dites pas qu’il n’y aurait pas un certain cynisme à produire des œuvres sous licence libre comme produit d’appel pour ensuite vendre le plus possible… ou alors, n’essayez pas de prétendre que les licences libre ont des visées humanistes de large et équitable distribution du savoir.
Les major sont les dernières à réduire leurs marges… les majors d’internet financent d’ailleurs en partie développement des logiciels libres il me semble… et google par son financement de wikipédia travaille ardemment à la diffusion de l’usage des licences libres non ? Comme de nombreuses autres sociétés capitalistes d’ailleurs qui ne sont pas vraiment réputées pour leur humanisme. Ne serait-ce que cela pourrait probablement permet aux libristes de fonder quelques doutes sur les objectifs visés par le développent de ces licences… que ce soit à leur corps défendant ou pas d’ailleurs.
Une photo sur internet peut être réutilisée dès lors qu’on a plis contact avec son auteur et trouvé un accord… voilà pourquoi les licences libres n’ont aucune nécessité. Cependant, vous savez comme moi que personne n’est à même de vérifier ce qui est fait des placés sur internet au niveau mondial… aussi, votre photo, qu’elle soit sous licence libre ou non, sera probablement pillée si elle a un quelcnque intérêt et vous la croiserez dans six mois, dans un an… pour un usage tout autre que celui pour lequel elle était initialement prévue… C’est de la naîveté de croire que placer des œuvres sur internet permet aux artistes de se faire connaître, ça leur permet surtout de se faire piller, excepté quand les œuvres fnt « un beuz » comme vous dites.
A partir de la page wikipédia, le seul contrat de licence auquel on vous renvoie est rédigé en anglais… Un contrat n’est pas une traduction sommaire de quelques conditions, un contrat est contrat et doit être rédigé pour être compris. Or les contrats de licence en cours sur wikipédia n’ont pas de traduction , justemet pour éviter des erreurs de traduction… c’est pas marrant ça ? erreur qui pourraient nuire à la diffusion de la culture libre… tu m’étonnes… vous vous engageriez à signer un contrat d’assurance où n’est stipulé en français que montant à payer et le numéro de téléphone pour réclamer vos remboursements ? allons, allons, un peu de sérieux, ces licences sont clairement abusives…!
enfin, vous montrer bien là la confusion totale entre le système anglo saxon du copyright dans lequel les éditeurs peuvent être détenteurs des droits d’auteurs et ne verser que quelques royalties aux auteurs, et le système français, où les auteurs sont toujours titulaires de leurs droits… généralement en confient la gestion à une société de perception et de répartition ( qui se rémunère avec environ 10% des droits), mais peuvent aussi en confier la gestion leur éditeur… En revanche l’éditeur n’est en aucun cas supposé être titulaire des droits d’auteurs, mais est titulaire des droits d’exploitation et de mise sur le marché de l’œuvre. Il est certain que finançant l’impression, la distribution, la promotion de l’œuvre, c’est l’éditeur (et éventuellement ses actionnaires) qui ont le plus à perdre financièrement dans une distribution pirate de l’œuvre… mais s’ils y perdent, c’est l’auteur lui même qui perdra la rémunération de ses droits, souvent proportionnelle aux recettes obtenues de la vente.
Ainsi donc, supprimant les droits patrimoniaux, les licences libres feraient disparaître à la fois éditeurs/distributeurs et auteurs et à votre avis, qui y perdrait au final ?
Les licences libres peuvent être utiles dans le domaine du logiciel, et probablement dans les régions soumises au système du copyright dans lesquelles les Major peuvent détenir et les droits d’auteurs et les droits d’exploitation. Quant à soumettre les œuvres qui ne sont pas des outils techniques, contrairemnt aux logiciels, à ces mêmes conditions, dans des régions où s’applique le droit commun, beaucoup plus protecteur des auteurs que ne l’est le copyright, on ne heuret pas un système ancien, des concepts anciens à un univers technologique qui se croit moderne non, ce sont les libristes eux mêmes qui se cognent à leurs propres contradictions puisqu’il se montrent nécessairement, au mieux libertatriens (ultralibéraux égocentrés) soit liberticides au nom de la liberté qu’ils prétendent prôner.
Bien sûr : le copyleft destiné à détruire le droit d’auteur (comme la GPL a tué le logiciel fermé), la CC qui interdit l’exercice des droits patrimoniaux (alors que c’en est une expression, je vous suggère aussi de vous renseigner sur le sens de “oeuvre collective”), le piratage qui fait baisser les ventes (citez-moi une étude - indépendante - qui va dans ce sens !), Internet c’est le diable (puisque permettant le piratage) et enfin le cliché habituel grosse société = voleurs. Sauf Flammarion je suppose ?
Vous semblez prendre les contributeurs de Wikipedia pour des demeurés, je les imagine beaucoup plus intelligents que vous. Et je pense que l’immense majorité comprend bien sous quelle licence sont publiés leurs travaux. Et ceux qui râlent contre le droit d’auteur sont les pilleurs qui alimentent Wikipedia illégalement : ce ne sont pas les plus nombreux, loin de là, et d’autres contributeurs chassent activement ces contenus (bien aidés - techniquement - par Google).
Si un auteur publie sa musique sous CC BY-NC-ND, il va gagner de l’argent avec. En passant à la radio, dans les commerces, et peut-être même… en vendant le disque ! D’accord, ça ne s’applique pas aussi facilement à un livre. Houellebecq sert ici d’exemple, mais il l’a un peu mérité.
P.S.: mes photos sous CC ont évidemment bien moins de chances d’être pillées que les autres !
- Dernier message pour moi -
Salut teff vous êtes certainement très intelligent et peut être même autant que les contributeurs de wikipédia, toutefois tut votre message prouve que vous n’avez rien compris au mien… ou que vous l’avez lu avec un bandeau libriste sur les yeux.
Je n’ai aucun moment affirmé ce que vous pensez avoir lu… alors relisez avant de poster votre ultime message.
essayez de faire valoir votre droit moral de retrait sur wikipédia… et essayez de réclamer des droits d’auteurs à l’éditeur qui publie les articles de manière commerciale… c’est quoi pour vous les droits patrimoniaux ?
Vous suggériez que des études prouvent que le piratage fait grossir les ventes… je n’ai affirmé le contraire, seulement demandé quelles études…
Les libristes prétendent lutter contre les majors, pourquoi me retourner des arguments qui ne sont pas les miens… les commerçants font du commerce, certes, le dieu des commerçants et des volers est le même certes… on peut pas le leur reprocher, il faut bien qu’ils fassent leurs bénéfices sur le dos des producteurs et des consommateurs, sinon comment ?
J’affirme que les contributeurs de wikipédia sont des idéalistes qui se laissent leurrer par les beaux discours et la duplicité de wikipédia. Wikipédia prend et traite ses contributeurs pour et comme des demeurés… le respect n’est pas ce qui étouffe les administrateurs ni es membres de wikimedia. On ne parle pas sur wikipédia de CC-BY-ND-NC que je sache ? Il suffir de voir à quel point beaucoup de gens s’étonnent de trouver leur travail bénévole commercialisé ailleurs pour être persuadé qu’il ne sont pas très au fait des méthodes qu’on emploie pour les abuser… Un éditeur qui édite wikipédia, ça les marque, en revanche, un site miroir avec des publicités ou pire, le fait que plus ils offrent leur travail, plus wikipédia intéresse des commerçants, ça il ne voient pas encore le rapprochement avec l’abus de leur bénévolat, non… ni avec ces licences…
Quel rapport entre le bénévolat et l’utilisation commerciale de Wikipedia ? À ce que je sache, Wikipedia est sous licence By-SA de manière tout à fait assumée, permettant ainsi l’utilisation commerciale de son contenu (un exemple : graver un CD avec une sélection d’articles et le vendre au prix du CD. Avec une -NC, ce n’est plus possible). Bref, cet argument est tout à fait hors sujet.
Concernant la traduction des CC, c’est un point en revanche intéressant. Je ne sais pas ce qu’il en est des autres CC, mais il y a une proposition de traduction en français de la CC Zero (transmise à CC Monde) : http://www.framablog.org/index.php/…
Les autres suivront peut-être. Ceci étant, alors qu’il ne s’agit pas forcément d’une priorité pour CC, ce n’est peut-être même pas nécessaire. Voir par exemple le dernier article de Florent Gallaire lui-même, sur l’application des CC en Belgique : http://fgallaire.flext.net/creative…
(j’admets ici que je ne suis pas juriste, et n’ai aucune idée des différences Belgique/France).
Et pour finir, une prise de position pleine de retenue de Wikimedia France : http://blog.wikimedia.fr/wikipedia-…
Maps
1° Autant que j’aie pu le comprendre, ce n’est pas wikipédia qui est sous licence CC-BY-SA, mais bien wikipédia qui oblige librement les auteurs bénévoles à placer leurs contributions sous ces licences… même si certains montrent qu’il souhaiteraient ne pas autoriser d’utilisation commerciale.
Wikipédia et wikimédia dénient toute responsabilité éditoriale quand des auteurs ou des personnes impliquées, formulent des doléances, ce n’est quand même pour en réclamer par rapport à la propriété des articles si ? Wikpédia officiellement n’est rien, sauf un règlement et quelques administrateurs (véritables responsables éditoriaux qui nient aussi cette fonction).
Mais l’argument n’est pas hors sujet puisque certains contributeurs s’étonnent de voir leur travail vendu par des éditeurs ou récupéré par des sites marchands et dénoncent le vol le leur bénévolat. Certains ne lisent donc pas ni ne comprennent ces licences et sont persuadés, comme ils travaillent de manière désintéressée, que wikimédia est aussi désintéressée qu’eux.
Vendre la matérialité d’un DVD enregistré au prix d’un DVD vierge n’oblige pas à autoriser la commercialisation des articles, puisque ce n’est pas les articles qui sont vendus, votre argument ne tient pas.
A la lecture de cette traduction de licence CC0 (nouvelle licence ?) on se rend bien compte qu’il est précisé : « la personne associant la CC0 (…)ait volontairement le choix d’appliquer la CC0 à l’Œuvre (…) en toute connaissance de l’étendue de ses Droits d’Auteur et Droits Voisins sur l’Œuvre, ainsi que de la portée et des effets juridiques de la CC0 sur ces droits. »
Or, il est bien évident, ce que démontre la surprise de certains quand des éditeurs commercialisent les articles de wikipédia, que les contributeurs de wikipédia ne sont ni au fait de ce que sont les droits d’auteurs, qu’ils assimilent au copyright (voir ci-dessus) ni au informé clairement du contenu de ces licences puisqu’elles ne sont pas en français. WIkipédia ne fait d’ailleurs pas grand chose pour les contraindre à saisir les implications de ces licences puisque en toute neutralité, les articles portant sur les systèmes de droits d’auteurs font la propagande pour les licences libres.
En outre, cette traduction non officielle indique clairement dans son article 2 : « Dans toute la mesure permise par la loi, mais sans l’enfreindre… » alors même que le fait d’ « abandonner, céder et renoncer , complètement, définitivement et irrévocablement, à tous ses Droits d’Auteur et Droits Voisins sur l’Œuvre (…) , qu’ils soient à cet instant connus ou inconnus (…) » Est expressément interdit par le code de la propriété intellectuelle.
SI ce type de démarche « altruiste » pourrait paraître sympathique, on ne peut toutefois que s’étonner du fait que la licence insiste bien sur « y compris, et sans réserves, les fins commerciales, publicitaires ou promotionnelles », mais encore sur « Aucun droit sur une marque déposée ou un brevet détenu par le Déclarant n’est abandonné, cédé, licencié ou affecté d’une quelconque manière par le présent document » , Comme si la licence, bien qu’elle ne prévoie pas explicitement ce qui constitue une œuvre, prévoyait en revanche que toutes les ambitions commerciales et publicitaires pourraient utiliser l’œuvre, mais que les dépositaires de marques ou brevets, quant à eux, ne pourraient placer leurs biens sous ces licences » .
On a comme l’impression en lisant cela, que ces joyeux et sympathiques équi-libristes prévoient d’offrir la culture au commerce, mais ne prévoient aucunement de libérer les biens de consommation au profit équitable des créateurs.
D’autre part, les termes de la licence qui se voudraient irrévocables, même s’ils s’affirment potentiellement hors la loi (les auteurs savent pertinemment qu’ils le sont), pour leur partie qui ne serait pas dénoncée, montrent ces licences comme totalement abusives.
Bien, toujours est-il qu’il s’agit là d’une idée générale qui, je suppose englobe les licences 0.3… et donc précisent leur totale illégalité.
Enfin, ce Gallaire semble bien, au vu des arguments biaisés qu’il sert, et re-sert un fameux fabulateur coutumier des délires egocentrés. LA FAMEUSE controverse GALLAIRE/HOUELLEBECQ ! hahaha… avec ça il est sûr de se discréditer un peu plus.
Bon, sérieusement, hormis l’argument passablement étrange de la justice belge, qui semble, selon Gallaire, ne pas se situer par rapport au droit belge, mais par rapport aux décisions de justice des Pays Bas (et même ) de l’Amérique !!! (laquelle ?), il semble assez osé d’affirmer que l’arrêt « légalise » ou « légitime » ces licences : comme dans tous les exemples déjà donnés, il ne fait que sanctionner le non respect du droit des auteurs. « la licence Creative Commons est valide et applicable au cas d’espèce » en ce qu’elle ne va pas l’encontre du droit commun.
On note d’autre part que l’œuvre en question avait été placée sous licence ND-NC et non, contrairement aux licences utilisées par wikipédia sous licence « faites ce que vous voulez, mais respectez le nom » .
Conséquement, on se demande si Gallaire a vraiment un cerveau puisque l’utilisatrice de l’œuvre musicale a été condamnée pour n’avoir pas demandé ni obtenu l’accord du groupe de musique pour diffuser son œuvre :
Exactement comme Gallaire n’a ni demandé ni obtenu l’accord de Houellebecq, pas plus probablement que celui des auteurs des articles wikipédia.
Ce gars là cherche à s’enfoncer… grand bien lui fasse.
Pour ce qui est de retenue de la wikimédia foundation, il est clair que ses membres craignent que leurs menées illégales soient mises sur la place publique pendant la campagne de levée de la dîme… et cherchent à assurer leurs arrières… L’impossibilité de porter la contraction sur leur blog même prouve à quel point ils craignent la vérité et n’ont aucune confiance dans l’engagement militant des contributeurs de wikipédia dont ils abusent de l’idéalisme et de la naïveté pour faire avancer leurs projets libertariens.
C’est un peu contradictoire qu’ils refusent les contractions… trouvez pas ?
Comment voudriez-vous faire valoir droit moral et droit patrimonial dans le cas d’une oeuvre _collective_ ?
Rien que “patrimonial” et “collective”, dans la même phrase…
P.S.: si si, j’ai lu, même si j’ai un peu caricaturé. J’ai aussi lu sur le copyright et la propriété intellectuelle, et j’ai appris des choses, merci. Mais vous, vous n’avez pas été chercher le sens de “oeuvre collective”.
P.P.S.: Rien de ce que j’ai appris ne m’a fait changer d’avis sur le fond, donc là c’est vraiment le dernier. Ciao
Nouvelle note 67
Bonjour,
Je regrette de n’avoir eu le temps de lire ces commentaires que tardivement. J’essaierai, à mon retour, d’y répondre plus précisément, mais déjà quelques éléments :
Mirabelle. Juridiquement le cas ne souffre d’aucune contestation, rien n’autorise à diffuser une œuvre sans l’accord de son auteur (dès lors qu’on est en dehors des exceptions légales ou des licences forcées). Ainsi il est interdit de diffuser le Goncourt sans autorisation de l’auteur, de la même façon qu’il est interdit de diffuser les articles de Wikipedia sans autorisation des auteurs (autorisations données a priori grâce aux deux licences libres). La sanction de cette diffusion non autorisée est l’action en contrefaçon (et voilà une belle façon de résumer notre affaire).
Teff. Les deux solutions proposées sont en effet tout à fait pertinentes, même si la solution réside à mon avis dans leur mélange : au regard des licences CC, les modifications aux articles devront être sous CC, mais pas le tout qui les inclue (et alors une mention en fin d’ouvrage serait bienvenue : pour citer l’origine, les auteurs et licences).
Altshift. Désolé, je n’ai pas tout lu… Je crois avoir saisi le message, mais pas les arguments qui permettaient d’aboutir à ses conclusion : notamment concernant la question de la validité d’un contrat en langue française (sachant que le résumé de la licence est en français — par ailleurs la Loi Toubon a une portée réduite aux administrations françaises et je ne crois pas que la protection des consommateurs ait à jouer dans ce cadre), celui corolaire de son acceptation par les auteurs/contributeurs, celui de l’anonymat (quel anonymat, Wikimedia conserve l’historique de tous les auteurs qui le souhaitent — la question ne se pose pas pour ceux qui ne le souhaitent pas) le statut d’auteur/contributeur (qui ne fait, à mon avis, sujet d’aucune contestation — en tout cas ce n’est pas à nous d’en juger). Néanmoins, j’appuie la conclusion : cette situation est une impasse, et tout le monde à intérêt à remettre en question ses affirmations. P.S. : pour l’obsolescence du site, nous sommes effectivement à la recherche de contributeurs
(par
ailleurs, nous travaillons actuellement sur une nouvelle version, ce
qui explique en partie le retard pris sur l’actuel). P.P.S. : je ne
rentre pas dans le détail, mais la réflexion Droit
d’auteur/copyright (qui est intéressante, mais on trouve déjà
beaucoup d’écrits sur le sujet et vos réflexions manquent vraiment
de références) est aussi très critiquables dans la pratiques.
Caton. Je crois que c’est vous qui n’avez pas compris mon billet. Désolé ! P.-S. : il faut faire attention, le vocabulaire des Creative Commons n’est pas celui de notre CPI (not. la notion d’œuvre composite/collective)
Moule. Effectivement, on peut aussi s’intéresser à la compatibilité des termes des différentes autorisations (en sachant, pour le ministère, que le statut particulier des données publiques pourrait devoir être pris en compte). Le problème est ici qu’aucun auteur (aucune licence) ne prévaut sur un(e) autre : il faut trouver le consensus ou ne rien faire.
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr
Concernant la traduction des licences, puisque c’est un sujet très actuel, pour information : les CC 3.0 ont été traduites et soumises à commentaires (avec une contribution quasi inexistante) ; les licences GNU 3.0 sont en voie de finalisation ; l’ODbL est aussi récemment traduite et publiée. Pour conclure, je préférai que certains prenne leur temps pour les commenter plutôt que pour développer des argumentations à leur sujets qui n’en sont pas.
J’ai bien suivi votre lien Mben, et suis bel et bien tombé sur la version 3.0 de la licence creative commons… … en anglais…
A vous de voir s’il suffit de prétendre que des arguments n’en sont pas pour les invalider…
Prenez le temps de tout lire, (je sais que c’est difficile par les temps qui courent, de lire plus de deux lignes), et de chercher vous même les références, on n’est pas là sur wikipédia si ? Vous n’avez pas très bien saisi le message, je le crains.
Merci pour l’appréciation sur ma proposition de solution !
Une précision cependant: il s’agit bien d’ _une_ solution que je proposais, donc le fameux “mélange”, les 2 points n’ayant rien de contradictoire. Au contraire même, puisque c’est la séparation des contenus (même si en annexe à la fin du livre) qui permet de considérer l’oeuvre comme une compilation de morceaux protégés et de morceaux sous CC-BY-SA.
Altshift, comment Wikipedia pourrait obliger ses contributeurs (bénévoles !) à quoi que ce soit ? C’est un argument pervers. Que je sache, personne n’a été obligé de participer à ce projet ! Lors d’une édition à Wikipedia, il est clairement indiqué à quoi s’attendre (CC by-sa + GFDL, et crédit via au minimum un lien vers l’article). Dans les conditions d’utilisation détaillées, il est également clairement indiqué (en italique pour bien le mettre en valeur) que ces licences permettent une utilisation commerciale.
À ce propos, que les contributeurs pensent Wikipedia aussi désintéressée qu’eux est encore une absurdité sans nom : si du contenu est récupéré (par quelqu’un d’autre que Wikipedia) et vendu, en respectant les termes des licences, qu’a à voir Wikipedia là-dedans ? Je ne vois pas vraiment le rapport ; le désintéressement, comme vous dites, n’exclue par contre pas les frais de fonctionnement… Wikipedia a besoin d’argent pour s’entretenir (serveurs, employés).
Quand à vendre un DVD, vous suggérez que ça ne tient pas, puisqu’on ne vend pas les articles mais le DVD. De la même manière, Flammarion ne vend pas le roman de Houellebecq, mais du papier avec des lettres imprimées dessus. Bref, argument fallacieux également…
Enfin, que les gens ne lisent pas les contrats de licence, c’est une vérité sans doute assez générale, mais vous ne pouvez pas en tenir compte à Wikipedia. D’autant qu’eux ont fait au moins un effort de vulgarisation (on y perd certainement en précision, mais c’est le prix à payer) sur les différents termes afférents à l’encyclopédie. Votre argument reviendrait à dénier l’existence des CLUFS sous prétexte qu’ils ne sont pas lus (parce que proprement illisibles) !
Bref, il y a beaucoup de points qui mériteraient débat avec des gens plus calés que moi, mais certains de vos points n’aident pas à la compréhension du message…
Pervers ? tiens donc !
Toute personne passant par une page peut avec tellement de facilité essayer de modifier les erreurs qu’on est en droit de se demander où se situe la perversité.
Rien ni personne n’impose à ce contributeur accidentel de lire ni comprendre les licences en anglais. Il intervient sur un article, c’est tout, il n’est pas contraint de comprendre non plus que son IP, information personnelle, sera affichée et conservée éternellement, même si c’est écrit en toutes lettres : son souci est en premier lieu de rectifier des erreurs.
Dès lors, soit sa modification, juste ou non, passera inaperçue, soit elle sera retirée aussitôt sans explication par un administrateur ou un contrôleur, selon l’humeur ou l’incompétence dudit administrateur.
Alors non, personne n’oblige des bénévoles à contribuer, mais ces bénévoles accidentels ne se penchent souvent sur le fonctionnement que dès ors qu’ils rencontrent un problème avec des administrateurs arbitraires ou vandales, véritables « responsables » éditoriaux qui nient toute responsabilité.
Qu’est-ce qui est pervers sinon le système wikipédia lui même et sa façon d’imposer des licences à des gens qui souvent, justement, interviennent de manière totalement désintéressée.
On constate que même des contributeurs de longue date sont surpris du fait que leur travail bénévole puisse être utilisé commercialement. Il paraît donc assez évident que dans la hiérarchie de wikipédia, personne n’insiste vraiment pour amener les bénévoles à comprendre quels sont les réelles significations de ces licences CC-by-sa, qui attribuent des droits d’auteurs à des gens qui n’en souhaitent pas et les retire à des gens qui souhaitent les faire valoir.
N’est-il pas de même pervers de prétendre que wikipédia n’a rien à voir dans l’utilisation commerciale alors qu’elle même impose aux auteurs la licence permettant cette utilisation ? Wikipédia affiche partout en gros « ENCYCLOPÉDIE LIIIIBRE », n’est-ce pas une façon perverse de se présenter, alors même que les contrnuteurs ne sont libres ni de choisir une licence interdisant l’utilisation commerciale (puisque dans un premier temps ils peuvent l’ignorer), ni de choisir de ne pas se voir attribuer/retirer des droits d’auteurs dont ils ne connaissent pas la nature ?
Si on vend un DVD gravé au prix d’un DVD vierge, on ne vend pas a plus value supposée de son contenu, donc on ne fait pas du commerce avec le contenu de wikipédia. Contrairement à ce que vous affirmez, Flammarion n’est pas marchand de papier, mais éditeur de littérature… c’est une entreprise commerciale qui doit faire des bénéfices pour survivre et rémunérer ses auteurs, contrairement à wikipédia qui est supposée être une fondation à but non lucratif.
Le roman de Houellebecq n’est pas, contrairement à ce que prétend Gallaire, rédigé par des amateurs bénévoles, mais bien par un auteur dont le travail est rémunéré par des droits. Votre mépris affiché du contenu de la valeur du roman en tant qu’œuvre, tout comme votre mépris affiché du travail des imprimeurs qui a une certaine valeur, montre bien en quoi vous envisagez le monde comme un rentier qui considère que le travail, qu’il soit de création ou de production matérielle ne doit en aucun cas être rémunéré. Or, si vous avez les moyens de vivre de votre travail bénévole, ce n’est probablement pas le cas de tout le monde.
N’est-il pas pervers de promouvoir la dévalorisation du travail matériel au prétexte qu’on aurait les moyens d’enrichir bénévolement pour l’industrie numérique ?
Enfin, n’est-il pas pervers de prétendre que les « contributeurs » même accidentels ne font aucun effort pour comprendre les licences quand sous couvert de neutralité, wikipédia entretient sciemment, jusqu’au sein des articles NEUTRES concernant les droits d’auteurs, la confusion entre système de copyright et code de la propriété intellectuelle, et profite même de ces articles pour promouvoir les licences libres et argumenter que ces systèmes légaux sont abusifs.
Les administrateurs retirent par ailleurs systématiquement les bandeaux de NON NEUTRALITÉ qu’on peut apposer sur les affirmations du point de vue libriste, comme pour bien prouver que wikipédia n’agit ni dans le but de diffuser une connaissance objective, ni dans le but d’aider des bénévoles à bien comprendre le système de fonctionnement liberticide que promeut wikipédia.
AltShift -> Je vous conseille d’ouvrir votre propre blog où vous pourrez parler de tous ce que vous voulez, plutôt que de venir encombrer les commentaires de cet article avec votre verbe. Le sujet est ici le fait qu’une personne est repris les articles de wikipedia sans aucune autorisation, c’est bien lui qui n’a pas respecté les auteurs de ces articles et non wikipedia !!
Je vous accorde que wikipedia pourrait être amélioré, mais
Wikipédia n’est pas une entreprise avec des actionnaires espérant faire le plus d’argent possible en exploitant les auteurs. C’est une fondation a but non lucratif qui a pour but distribution et le partage gratuit du savoir.
J’ai déjà publié un peu sur wikipédia, ce faisant même sans avoir lu les conditions je savais fort bien que ce que j’écrivais serait lisible par tous, et que ce que j’écrirais pourrait être modifié par d’autres. C’était même mon but, et je n’espérais pas en tiré du profit, autre que moral. Avez vous déjà compter le nombre de fois où vous avez lu un article et appris des choses grâce à wikipédia ? Moi non, ça serait beaucoup trop…
Et Wikipédia ne pourrait fonctionner sans ces licences libres et s’ils font tous pour rendre l’édition facile, c’est pour que le moins de personnes possibles puissent être rebouté par les aspects techniques et abandonne, pas pour leur volé leur droit.
Vous parlez de dévalorisation du travail comme si le travail ne pouvait avoir qu’une valeur pécuniaire, mais le fait d’être repris dans un livre fut il vendu ne serait il pas une vrai reconnaissance de leur travail si l’auteur de ce livre avait pris la peine de préciser d’où les articles venaient ?
Tous n’est pas parfait et il est regrettable que certaines choses ne soit pas traduite, mais libre à nous d’agir pour améliorer les choses. Si vous avez tellement peur que les gens soit trompés, je vous invite à proposer une traduction, je suis sur que wikipédia en serait heureux !
Bonjour Macaque, je vous remercie, j’ai vu des propositions de traductions de la licence CC 3.0 je ne sais plus où… toujours pas validées, on se demande pourquoi.
Votre agressivité et vos certitudes ne répondent pas aux problèmes soulevés. Quant au fonctionnement de la fondation dont vous parlez, il semble bien assez opaque pour pour laisser les fanatiques virulents comme vous semblez l’être, croire et prier.
Pour ce qui est de vos conseils, vous pouvez vous les garder… il y a bien assez de blogs pour ne pas en ouvrir de nouveaux : ceci dit, si l’idée du libre est de ne publier sur ces blogs que ce que certains veulent y lire, ça laisse présager d’un avenir numérique tout à fait comique.
Je vous rappelle à toutes fins utiles que si certains « libristes » voudraient faire valoir leur point de vue en prétendant que la question est que quelqu’un a repris des articles de wikipédia sans respecter “la licence », la véritable question est : c’est quoi wikipédia, quel respect des auteurs y est pratiqué, à quel point wikipédia joue sur la crédulité des gens et fait signer illégalement des contrats abusifs.
Vous constaterez très bien vous même, en lisant les articles que contient ce site, que wikimédia a toutes les raisons de ne pas faire trop de vagues pour pouvoir continuer à exploiter la crédulité des bénévoles.
Vous trouvez mon propos agressif ? Pourtant il ne me semble pas que ce soit moi qui est utilisé les mots de “voleur”, de pilleur…
Vous parlez de mes certitudes, ne trouvez vous pas mon propos plus nuancé que le votre ?
Est-ce moi qui fait des insinuations sur ce qui me déplait ou sur la fermeture d’esprit qui ne sont pas d’accord avec moi ?
Chacun est libre d’avoir un avis, vous me trouvez fanatique de vouloir défendre le mien ? Avez-vous compté le nombre de lignes que vous avez écrites à défendre le vôtre ici même ?
Mais comprenez moi bien, je ne vous reproche pas de défendre votre point de vue, je trouve simplement que vous postez beaucoup de commentaires en vous appuyant quasiment sur un seul argument qui ne m’a par ailleurs pas vraiment paru lié au problème initiale. D’ailleurs vous voyez, vous essayez même de nous dire que la question de l’article n’est pas la bonne, que la bonne question est celle vous vous voulez que l’on se pose.
Contrairement à vous visiblement je crois encore à la justice. Si des personnes estiment avoir été lésées ou exploitées par wikipédia, je suis complètement favorable à ce qu’il fasse entendre leur droit contre wikipédia en faisant appel à la justice. Et je suis pour qu’il gagne contre wikipédia si la justice l’estime juste.
Mais je n’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup de problème de ce genre avec wikipédia. Et il ne me semble pas que ce soit parce que ces problèmes sont étouffés par une communauté libriste prêt à tout. Il me semble plutôt que les gens qui participe à wikipédia sont justement ceux qui partage l’idée du libre et du partage. Vous les estimez crédule et exploité, je les estime intelligent et heureux de participer à leur manière à améliorer le partage de la connaissance. Suffisamment riche intérieurement pour savoir y trouver un autre profit que financier.
J’ai l’impression que vous estimez que les “libristes” veulent exploité le travail des autres gratuitement alors qu’au contraire les “libristes” offrent leur travail à la communauté sans en attendre de compensation. Ils sont prêt à refuser à certains de leur droits à eux pour offrir plus de liberté aux autres, c’est cela que vous estimez liberticide ?
Ils n’ont pas pour but d’obliger les autres à le faire même si bien sûr ils aimeraient que le plus de gens possibles les rejoignent. Et ils ne sont pas stupides, ils savent que la création à besoin d’argent, ils cherchent simplement d’autres solutions, d’autres modèle économique en ne considérant que la liberté de l’auteur doive forcément s’opposer à la liberté de l’utilisateur.
Pour moi wikipedia ce n’est pas quelques personnes qui cherchent à en exploiter d’autres, wikipédia c’est l’ensemble des personnes qui y participent. Peut être y a t’il quelques personnes dans cette organisation non lucrative qui essaie d’en tirer partie, comme on a pu le voir dans d’autre association, mais votre discours est loin d’avoir réussi à m’en convaincre, il ne suffit pas de proclamer une chose pour qu’elle soit vrai.
Je vous rappellerais d’ailleurs que ces licences que vous critiquez ne donne pas wikimédia comme détenteur du contenu du site, chacun est tout autant propriétaire du contenu de wikipédia que ne le sont les personnes à l’origine de cette formidable organisation.
Je m’arrêterai là car comme on dit : “Don’t feed the troll”.
PS: veuillez excuser mes généralités, il y a certainement aussi des personnes “stupides” qui défendent le libre ^^.
Je me permets un dernier post pour faire une analogie qui vous permettra peut être de comprendre ce qui a pu me choquer dans vos propos.
Imaginez que je dise que les bénévole de la croix rouge sont exploités par la croix rouge. Qu’ils trop bêtes ou induit en erreur car ils ne se rendent pas compte qu’ils sont exploités par la croix rouge. En effet celle-ci ne leur fait pas signer de contrat en Français où il est écrit qu’ils ne seront pas payé. Or tout travail mérite salaire, on le sait bien. Ils font du tord à de vrais entreprises qui livrent des repas contre rémunération. L’organisation de la croix rouge tire profit de leur crédulité. La croix rouge fait du profit avec son image en acceptant de publié la pub d’entreprise “partenaire” sur leur site, elle exploite l’argent de généreux (et stupides forcément) donateurs.
Bien sûr vous me direz sans doute que l’analogie n’est pas parfaite. Elle ne saurait l’être, mais je crois qu’elle illustre assez bien la manière dont je reçois perçoit votre avis sur wikipedia.
Je comprends tout à fait ce que cela peut avoir de choquant macaque, toutefois, je suppose que vous pouvez comprendre que toute cette idéologie de la bienfaisance, qui préside, comme prétexte aux activités de la croix rouges comme à celles de wikipédia est chargée de relents de bonne conscience chrétienne.
Dans une certaine mesure la croix rouge comme de nombreuses associations ou organisations qui prétendent œuvrer dans « l’humanitaire » (charity buiseness) communiquent sur la misère et jouent sur les ressorts les plus bas pour obtenir des dons. Restos du cœur-croix-rouge etc mènent des actions qui pour être ponctuellement bénéfiques à certains en tant qu’individus ne font qu’accompagner la démission des états dans la prise en charge réelle des problèmes : accompagner un système qui provoque la misère et agir pour donner l’y l’illusion d’y remédier : n’est-ce pas abuser de la naïveté ?
Pour ce qui est de wikipédia, on peut se demander qui a décrété que le savoir devait être diffusé par « charité » ? et qui a décidé que les connaissances établies et rassemblées par des bénévoles, compétents ou pas, sont bien assez bonnes pour les miséreux qui ne peuvent s’offrir des encyclopédie et un savoir établis par des personnes compétentes ?
Non, vraiment, tout ceci est choquant, et d’autant plus choquant que sous prétexte de « bénévolat », de « charité » , sous prétexte de « neutralité » , ce qui est diffusé avant toute chose par wikipédia est une idéologie libertarienne, ultra-libérale, communautariste qui ne montre aucune objectivité dans l’établissement des quelques 20 % d’articles présentant de réelles connaissances…
Mais tout cela est étudié, analysé expliqué, décortiqué à de nombreuses reprises ici ou ailleurs, il est donc choquant de constater que certains comme vous continuent de reproduire le discours de wikipédia : ça a le mérite d’exister, c’est gratuit, c’est fait pas des bénévoles désintéressés alors que tout cela est totalement faux : si les bénévoles sont désintéressés dans cette histoire, ils sont bine les seuls et ne tarderont pas à être des bénévoles désabusés pour l’avoir un peu trop été , abusés.
J’ai hésité avant de vous répondre, considérant en effet que je serais forcément hors sujet, et n’étant pas, en plus, tout a fait convaincu de ce que ma réponse pourrait nous apporter, à vous comme à moi, sans parler du temps que je vais devoir mobiliser.
Je vais tout de même prendre le temps de vous répondre, non pas dans l’intention de vous convaincre mais en espérant ainsi arriver à comprendre un peu mieux votre point de vue qui me semble si éloignez du mien, il est toujours intéressant de comprendre le point de vue des autres. Peut être que ma réponse vous permettra à votre tour de mieux comprendre le mien.
Dans ce but, je vais essayer donc reprendre votre dernier post point par point :
Vous dîtes : “Je comprends tout à fait ce que cela peut avoir de choquant macaque, toutefois, je suppose que vous pouvez comprendre que toute cette idéologie de la bienfaisance, qui préside, comme prétexte aux activités de la croix rouges comme à celles de wikipédia est chargée de relents de bonne conscience chrétienne.”.
Je me suis demandé ce que vous vouliez sous entendre par là. L’utilisation du mot “prétexte” laisse à penser que vous ne pensez pas que le vrai but de la croix rouge ou de wikipédia soit celui qu’il prétende. Quel serait le but de ces organisations alors ? S’enrichir ? Je ne crois pas que monter ce type d’organisation soit la meilleure manière de s’enrichir. D’abord parce qu’une organisation de ce genre n’est pas une seule personne, mais un ensemble de personne. J’ai l’impression que vous pensez à une sorte de complot, où un groupe entier de personnes ayant le plus de pouvoir dans l’association détournerait l’argent des autres pour ce le redistribuer entre eux. Je ne crois pas que cela soit possible dans le cadre des grandes associations déjà parce que les personnes changent, et ensuite parce que leur compte sont contrôlés. Il y a bien sur des cas isolés où des personnes seules ou avec un ou deux complices ont détourner de l’argent de telles organisations. Je crois que cela finit généralement par les rattraper un jour, et si tout comme vous je les condamme de tout coeur mais je n’en fait pour autant une généralité.
Vous parlez de “bonne conscience chrétienne”. Peut être est-ce lié au fait que j’ai parlé de la croix rouge (qui est aussi le croissant rouge par ailleurs), mais je ne vois pas trop le rapport avec la religion la dedans. Avoir bonne conscience signifie pour moi agir selon notre propre morale, ce qui me parait indispensable pour pouvoir s’accepter et être heureux. Peut être entendez vous par là que les gens font cela dans l’espoir d’être mieux vu par les autres ou par peur du visage des autres. Je ne sais pas vous met j’entends rarement les gens parler de la quantité d’argent qu’il donne à l’humanitaire, et dans le cas de wikipédia le nombre de contribution “anonyme” ou simplement caché derrière un pseudo inintéligible de semble pas aller dans ce sens.
Vous dîtes également : “Dans une certaine mesure la croix rouge comme de nombreuses associations ou organisations qui prétendent œuvrer dans « l’humanitaire » (charity buiseness) communiquent sur la misère et jouent sur les ressorts les plus bas pour obtenir des dons.”
Il est vrai que certaines associations donnent par fois cette impression lorsque l’on présente en détail la vie d’un seul enfant alors que des dizaines de milliers de personnes meurt de fin chaque jour. Mais je ne pense pas que l’on peut en vouloir à une association de faire cela, car ils ne font au fond que montrer que de la misère qui existe. Le fait qu’il y ait d’énorme problème ne veux pas dire que l’on ne doit pas s’occuper des autres. D’ailleurs comment en vouloir a ses associations quand nos principaux sujet de discussion et d’indignation sont souvent nos petits problèmes comme le fait que l’on est perdu deux heures bloqué par une grêve ou la météo.
Mais peut être n’est-ce là pas exactement ce que vous entendiez, peut être en vouliez simplement aux associations d’essayer de réveiller notre conscience, peut être préferiez vous ne pas entendre parler de ces problèmes pour pouvoir vivre tranquille sans avoir de problème de conscience.
Dans tous les cas je ne crois pas que cette remarque soit applicable à wikipedia.
Vous dîtes encore “Restos du cœur-croix-rouge etc mènent des actions qui pour être ponctuellement bénéfiques à certains en tant qu’individus ne font qu’accompagner la démission des états dans la prise en charge réelle des problèmes : accompagner un système qui provoque la misère et agir pour donner l’y l’illusion d’y remédier : n’est-ce pas abuser de la naïveté ?”
Je comprends l’argument de démission des états mais je ne le partage pas totalement. Je crois en effet que l’état peut essayer parfois de se décharger de ces responsabilités en se reposant sur les associations. Mais je n’estime pas que ce soit de la faute des associations au contraire. Les personnes participant aux associations sont celle qui trouvent que l’état n’en fait pas assez. Ils sont donc pour que l’état en face plus et l’état étant sensé représenter l’avis de la majorité, s’il n’y avait qu’elle l’état en ferait plus. Cependant peut être que certaines personnes ne comprennent pas en effet le rôle de l’état et pensent qu’il est préférable moralement de donner 20€ de moins et de donner 10€ directement à une association. Je pense que beaucoup de personne ne comprennent pas que les impôts qu’ils donnent sont là pour améliorer leur condition et la solidarité. Sans doute est-ce en partie due au politique qui cherchent à faire campagne sur le “moins d’impôts”. Mais je m’arrête là avant de partir dans de grande considération politique.
Je vous cite à nouveau : “Pour ce qui est de wikipédia, on peut se demander qui a décrété que le savoir devait être diffusé par « charité » ?”
Je crois que vous vous êtes un peu égaré. Êtes vous en train de critiqué l’école publique et gratuite ? Estimez vous que seul ceux qui ont de l’argent on le droit de s’intruire et de pouvoir avoir une petite chance de changer de condition et de s’intégrer dans la société.
Vous continuez ainsi : “et qui a décidé que les connaissances établies et rassemblées par des bénévoles, compétents ou pas, sont bien assez bonnes pour les miséreux qui ne peuvent s’offrir des encyclopédie et un savoir établis par des personnes compétentes ?”. Diffusez du savoir gratuitement ne veux pas dire que l’on interdit d’autre source de savoir. Au contraire, c’est généralement dans le but d’intéresser les lecteurs et de les insiter à en apprendre plus en allant chercher ailleurs. Et wikipédia n’est pas spécialement dédié aux miséreux. Au contraire, on peut publier sur un sujet que l’on connaît bien sur wikipédia et l’utiliser pour aborder d’autre sujet que l’on ne connaît pas. Dans ce cas wikipédia n’est qu’une plateforme d’échange de savoir désintéressé. Par ailleurs qui a dit que le contenu de wikipédia était moins bien que celui d’une autre encyclopédie, mais je vais y revenir dans ce qui suis.
Vous écrivez “Non, vraiment, tout ceci est choquant, et d’autant plus choquant que sous prétexte de « bénévolat », de « charité » , sous prétexte de « neutralité » , ce qui est diffusé avant toute chose par wikipédia est une idéologie libertarienne, ultra-libérale, communautariste qui ne montre aucune objectivité dans l’établissement des quelques 20 % d’articles présentant de réelles connaissances…”. Je crois pour ma part pour ma part que wikipédia montre souvent une plus grande objectivité, du fait que les articles sont la confrontation d’un plus grand nombre de personnes. Certaines encyclopédie majoritairement écrite par 4 ou 5 personnes ayant le même point de vue sur les choses le sont beaucoup moins. Certaines peuvent même être non objective volontaire et sans l’indiquer. Bien sur wikipedia a des limites. Wikipédia est une source énorme, mais c’est une encyclopédie qui reste généraliste. Si l’on souhaite s’intéresser à un sujet précis, on trouvera sans doute ailleurs des articles plus détaillés, mais encore une fois wikipédia n’empêche pas d’aller voir ailleurs. L’information ne peut pas venir d’une source unique, il faut les confronter.
Je écrivez encore “Mais tout cela est étudié, analysé expliqué, décortiqué à de nombreuses reprises ici ou ailleurs,” : très bien, mais alors de quoi parler vous ici ? Quel est votre but ? Si c’est de nous convaincre vous feriez bien de justifier votre avis avec ces arguments solides, ou de les donner en référence pour que l’on puisse en discuter, sinon nous brassons du vent.
Vous poursuivez ” il est donc choquant de constater que certains comme vous continuent de reproduire le discours de wikipédia : ça a le mérite d’exister, c’est gratuit, c’est fait pas des bénévoles désintéressés alors que tout cela est totalement faux : si les bénévoles sont désintéressés dans cette histoire, ils sont bine les seuls et ne tarderont pas à être des bénévoles désabusés pour l’avoir un peu trop été , abusés.”
Vous admettez donc qu’il peut y avoir des bénévoles désintéressés. Par contre j’ai l’impression que vous refusiez que des bénévoles désintéressés puissent s’unir pour former quelque chose de plus grand, qu’à partir du moment où il s’agit d’une organisation ou d’une association, celle-ci devient intéressée. Pourquoi le bénévoles de wikipédia serait désabusés et comment ? Si wikipédia devenait totalement corrompu et incontrolable, rien n’empêcherait ses bénévoles “désabusés” de refaire une association et de publiez à nouveau tout le contenu qui était que wikipédia, car ils en aurait le droit.
Voilà, j’ai fini. J’avoue que je reste encore perplexe, sans doute n’ai je pas réussi à saisire le sens réel de vos arguments.
Bonjour Mac Hack,
En effet, il semble bien qu’on s’éloigne du sujet principal de l’article, mais que cela permette, par un élargissement de la vision, de mieux le cerner. La complexité du sujet, la différence des points de vue, tout comme la bonne volonté à comprendre son prochain impliquent évidemment des digressions, explications, argumentations relativement longues, et ce, justement parce par votre commentaire, vous abordez la plupart des questions qui font problème (vous n’êtes à mon sens pas du tout hors sujet), mais montrez aussi que vous n’avez pas du tout saisi le sens de mes propos et de mes commentaires précédents. Vous prêtez en effet malheureusement à certains d’entre-eux une signification exactement inverse à celle que j’y lis.
Je vais donc essayer, le plus brièvement possible, mais en évitant les ellipses, de reprendre point par point les sujet abordés… Si cela dépasse cinquante pages (ça ne serait guère étonnant), je le ferai en plusieurs fois.
Je vais donc à mon tour mobiliser un peu de temps pour rédiger une réponse dont j’espère qu’elle vous permettra de mieux comprendre mes propos, au besoin, et puisque vous le réclamer, j’illustrerai mon propos par des exemples mis en lien.
Une idéologie de la « bienfaisance », de la la charité etc. Le terme « fondation de bienfaisance » porte avec lui toute une idéologie capitaliste et chrétienne qui exclut d’emblée qu’un système basé sur ces conceptions puisse être neutre dans ses intentions et dans le contenu sémantique qu’il produit. Que des articles de wikipédia soient ou non objectifs, le système qui les génère et les contient fabrique et porte cette idéologie qui évoque les ligues de charité et les dames patronnesses du XIX° siècle qui se sacrifiaient une fois par semaine pour visiter les pauvres et leur apporter un peu de réconfort… au nom de dieu, dans une vision tout à fait paternaliste. Système de fonctionnement tout à fait choquant et indécent puisque l’objectif n’est pas de supprimer la pauvreté, mais bien de s’acheter une place au paradis tout en maintenant les pauvres dans l’indigence.
Il n’est pas question pour moi de supposer que les bénévoles s’enrichissent personnellement des dons d’autrui, mais de proposer que quelles que soient leurs motivations, ils ont forcément un intérêt, à agir qui s’il s’affirme « altruiste » leur est bénéfique, ne serait-ce qu’en « bonne conscience ». Or, se donner bonne conscience, ou inviter de généreux donateurs à se donner donner bonne conscience est justement ce qui fait appel aux formes les plus basses de culpabilisation. On ne peut refuser de donner la main à un aveugle, de donner contre la lèpre, de donner contre la misère et la faim si on ne veut pas être traité d’égoïste n’est-ce pas ? Il l’est arrivé de me faire agresser par des extrémistes de je ne sais plus quelle association parce que je refusais de donner de l’argent pour équiper de prothèses les enfants victimes de bombes anti-personnel.
Toutes ces associations, fondations, et leurs bénévoles cherchent à culpabiliser les braves gens qui évidemment ne sont en rien (c’est assez discutable) responsables ni de la misère, ni de l’utilisation des bombes anti-personnel. La perversité de ces systèmes est que les braves gens culpabilisés auront beau donner toujours plus par compassion et bonne conscience, rien n’empêchera ce qui fabrique la misère industriellement, où ceux qui s’enrichissent du commerce des armes de continuer à le faire : sans aucune culpabilité… c’est le business.
C’est le business en effet, les bases sur lesquels surfe allègrement wikimedia foundation à une échelle planétaire permise par internet. Or, on constate en se renseignant un peu que si cette wikimédia foundation est statutairement « fondation de bienfaisance » ce n’est pas, essentiellement par humanisme, mais bien parce que ce statut lui permet d’obtenir des dons qui peuvent être dégrevés des impôts… C’est d’ailleurs l’un des arguments avancé en premier par toutes ces associations charitables (de même que wikimédia france) : « donnez, vous paierez moins d’impôts » … ça sent l’altruisme… pas tout à fait désintéressé n’est-ce pas ?
Un donateur vraiment désintéressé, ou véritablement motivé par l’altruisme et le bien de communauté ne serait-il pas supposé être rebuté d’emblée par cet argument de vente ?
Dans les faits, moins on paye d’impôts, et moins les états ont les moyens d’agir pour réduire la misère n’est-ce pas ? Il est donc évident que si les états font ces cadeaux fiscaux aux donateurs, et donc aux associations de bienfaisance (sans compter les subventions), c’est dans le but non pas de réduire la misère, mais bien de se défausser des problèmes en s’appuyant sur le bénévolat et la culpabilisation. C’est dans la logique ultralibérale des libertariens : moins d’état, moins de lois et liberté pour les riches d’exploiter la misère selon leur bonne conscience et pour les entreprises de communiquer sur leurs bonnes actions. La loi du plus fort quoi.
Cette loi du plus fort et la communication ultra-libérale semblent avoir imprégné efficacement les esprits en effet puisque comme vous l’affirmez, beaucoup de citoyens veulent payer moins d’impôts, mais sont prêts à faire des dons (y compris pour payer moins d’impôts) à des fondations dites de bienfaisance.
Il apparaît donc, que les bénévoles de ces associations en soient conscients ou non, que toutes ces structures sous le prétexte d’actions humanitaires accompagnent la destruction des services publics, voulue et prévue par les ultra-libéraux, et donc la destruction du bien commun. Cette destruction découle d’une idéologie pas très nouvelle où les services qui coûtent : réparation des dégâts industriels et « gestion de la misère » sont laissées à la responsabilité d’humanitaires et ceux qui rapportent : sécurité sociale, retraite, éducation… à des trusts capitalistes.
Comme vous pouvez le constater, je ne reproche en rien aux associations d’essayer de faire prendre conscience aux citoyens que la misère existe, mais d’être des emplâtres sur des jambes de bois qui cachent la réalité de cette misère participent qu’elles le veuillent ou non à son amplification.
Pour ce qui est d’amplifier le mouvement de destruction des systèmes éducatifs publics ou leur privatisation, wikimédia par les discours anti élitistes et ses interventions répétées pour se montrer comme une alternative « moderne » à la diffusion prétendument archaïque ou dépassée du savoir par l’École, semble plus décidée à promouvoir des systèmes inégalitaires d’accès au savoir que la diffusion égalitaire de ce savoir. En effet son militantisme libertarien affiché montre qu’elle souhaite amplifier (et bénéficier) de la disparition progressive d’un système éducatif public qui, pour aussi critiquable qu’il soit dans ses lourdeurs ou son homogénéité, structure encore avec de moins en moins de moyens et donc de plus en plus de difficultés, la socialisation et le savoir des enfants de manière équitable. Wikipédia semble entendre devenir la seule base de savoir pour ceux qui n’auront pas les moyens d’étudier dans des écoles privées à l’américaine : est-ce une démarche humaniste ? altruiste ? équitable ?
On n’interdit pas aux pauvres d’avoir d’autres sources de savoir que wikipédia, pas plus qu’on ne leur interdit d’avoir d’autres moyens de subsistance que l’aide sociale ou humanitaire ? En êtes vous sûr Mac Aque ? Ne faut-il pas déjà être préalablement formé à la lecture, à la réflexion, à la critique pour chercher de multiples sources d’information sur un sujet donné ? Ne faut-il pas déjà être supérieurement formé pour éviter d’accepter comme vérité ultime et totale le contenu de WIKIPÉDIA qui se présente comme vérité ultime et neutre ? Ne faut-il pas enfin être très curieux et disposer de beaucoup de temps pour contourner wikipédia et de ses sites dont la complicité des prétendus algorithmes de google fait qu’on tombe et retombe toujours sur ses articles qu’on le veuille ou non ?
Certes, il est toujours possible de trouver des informations ailleurs que sur wikipédia… mais son omniprésence sur le web, sa volonté hégémonique fait que seuls ceux qui disposent déjà du savoir peuvent espérer y échapper, que seuls ceux qui ont eu les moyens de se cultiver ont la possibilité de le faire. Comparer comme vous le faites wikipédia à l’École de République , c’est reprendre encore le discours faux de wikimédia : wikipédia œuvre effectivement contre les services publics, contre la collectivité et contre l’égalité d’accès aux savoirs même si ses fanatiques veulent croire le contraire.
Alors certes, il n’est pas interdit de CROIRE en l’altruisme des militants de wikipédia (dont certains s’affirment communistes et d’autres sont à l’évidence d’extrême droite), malheureusement, la croyance est rarement compatible avec l’accès à un savoir objectif et encore plus rarement moteur de sa diffusion à des fins humanistes.
WIkipédia n’est pas neutre ni par son système qui influe sur le sens du contenu, ni par son contenu. Wikipédia n’est pas une encyclopédie est n’est en rien NEUTRE bien que ses tenants souhaitent lui donner du crédit en essayant de le faire croire : elle est une entreprise de diffusion d’un idéologie politique qui œuvre avec la complicité des grands groupes de communication qu’elle permet d’enrichir et qui lui permettent d’être hégémonique sur internet afin d’imposer leurs conceptions politiques communes. La diffusion du « savoir », l’équité, la liberté ne sont que des discours destinés à berner les utilisateurs et les rédacteurs dont on verra, pour revenir sur la question centrale ici « les licences libres » à quel point leur savoir et leur travail bénévoles sont respectés.
La suite au prochain épisode
(vous disiez : « Il paraît que l’on prête aux autres les envies que l’on refoule dans notre subconscient. Je vous souhaite de tout coeur qu’il n’en soit rien. » Je vous remercie d’éviter de glisser sur des terrains psychanalytiques ou religieux : il n’est pas question dans mes propos de complot collectif ni de désigner les intentions individuelles des bénévoles, chacun disposant, du moins il paraît, d’un subconscient et des phantasmes refoulés).