VVL :: Le Blog sur les Licences Libres, Open Source, et leur diffusion

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 29 septembre 2008

Publication des slides de la conférence EOLE 2008 !

Nous l'avions déjà rapidement évoqué dans de précédents billets (ici et ), VVL participait activement, par l'intermédiaire de l'un de ses membres, à l'organisation de cette première journée entièrement dédiée à l'analyse de la nouvelle GPLv3 et, plus généralement, au droit et aux problématiques liées aux logiciels libres/open source.

Les slides sont dès aujourd'hui disponibles sur le site de l'événement.

Cette journée-marathon ne réunit pas moins de 19 interventions de personnes toutes aussi impliquées dans ses problématiques afférentes aux licences libres. En quelques mots, ce fut un véritable succès qui démontra l'intérêt pour les praticiens d'échanger et de mutualiser leur expérience et compétence dans ce domaine.

Pour finir, et ne pas rompre les bonnes habitudes, un rapide résumé de ce séminaire.

P.-S. Les photos qui suivent sont directement issues du site de l'événement Paris-Libre et sont soumises aux conditions d'utilisation définies par celui-ci.

Lire la suite...

dimanche 21 septembre 2008

Conférence EOLE consacrée à l’analyse juridique des licences libres et à la licence GNU GPLv3 (le 24 septembre)

Pour ceux qui auraient manqué l'information :

Mercredi prochain, le 24 septembre, se déroulera la première édition de l'European Opensource Lawyers Event (EOLE), événement principalement consacré à l’analyse juridique des licences qui encadrent l'utilisation des logiciels libres et, plus particulièrement, à la licence GNU GPLv3.

Le programme est particulièrement dense : pas moins de 17 intervenants – chercheurs, juristes et avocats en contact régulier avec ces problématiques – se réunissent de 9h à 19h au salon de la Fondation des États-Unis (près de la Maison Internationale de Paris où se dérouleront les deux jours de « Paris, Capitale du libre ».

Lire la suite...

mardi 27 mai 2008

Certification Open Source de la GNU Affero GPL : le temps de faire le point

Nous en avions, à l’époque de sa sortie, publié une courte analyse. Nous précisions alors qu’il ne s’agissait, ni plus ni moins, que d’une simple (?) GNU GPL v3 à laquelle venait se substituer une clause spécifique[1] (remplaçant logiquement l’article 13 de la GNU GPL v3 qui permet expressement l’integration de briques sous GNU AGPL dans un tout sous GNU GPL) venant encadrer l’usage qui pouvait être fait du logiciel par le réseau.

Cette licence, réclamée par beaucoup, venait combler l’ « ASP Loophole » (faille des logiciels utilisés en SaaS : Software as a Service[2]) en faisant en sorte que le licencié qui utilise un logiciel pour fournir un service à des utilisateurs via le réseau ne puisse le faire sans redistribuer les modifications qu’il aurait lui-même apportées à ce dernier. Lors de sa sortie, la FSF n’hésita pas à la présenter comme une ouverture plus large de la communauté du logiciel libre, permettant une libération des logiciels à une autre échelle pour créer un « nouveau pot commun » autour de ces programmes utilisés comme services :

La FSF recommande aux développeurs de songer à utiliser la GNU AGPL pour tout logiciel qui fonctionne habituellement au travers d’un réseau.[3]

[…]

Benjamin Mako Hill, membre du conseil d’administration de la FSF, déclara « la GNU GPL a été la licence libre la plus prospère parce qu’elle rend les sources d’un programme disponible pour tous ses utilisateurs. Ceci permet une collaboration massive entre les développeurs, puisque chacun retire un même bénéfice de cette règle. La GNU AGPL permettra le même type de coopération autour des logiciels utilisés pour le service web ou réseau »[4].

[…]

« La GNU AGPL est véritablement une licence communautaire » indiqua Peter Brown, Directeur Exécutif de la FSF. « Les commentaires que nous avons reçu lorsque nous travaillions sur la GPLv3 démontrèrent un désir clair pour ce type de licence. Et grâce à l’aide de la communauté durant la rédaction, nous sommes ravis que l’AGPL remplisse ces besoins ».[5]

Pour un avis contraire, voir cet article sur la position de Google et cet autre sur celle de Microsoft à propose de l’AGPL.

Les réactions furent par ailleurs extrêmes : les uns déclarant qu’il fallait dès lors utiliser systématiquement cette licence (puisque tout logiciel pouvait bien, un jour ou l’autre, être utilisé comme service) ; les autres hurlant à la mort du Libre du fait de son immixtion dans la sphère privée.

Trouvant que cette licence ajoutait une couche de complexité à une GPL déjà bien trop obscure, je ne la conseillais jusqu’à maintenant que rarement, attendant qu’elle se révèle pleinement, dans le bon comme dans le mauvais. La certification récente de la licence par l’OSI oblige néanmoins à prendre une position plus réfléchie sur cette licence. Je dois avouer avoir été assez étonné par celle-ci : seuls quelques mails avaient amorcé la discussion sur la mailing liste de l’OSI dédiée à l’étude des nouvelles licences (voir ce billet pour plus de détails sur la procédure), alors que des licences parfois bien plus simples et sans grand intérêt engendraient des échanges de plusieurs dizaines de mails (pour exemple, les fils dédiés aux licences de Microsoft ou à la GNU GPL ne sont toujours pas terminés après de longs mois).

Initialement plutôt favorable à cette licence qui ajoutait à la famille des licences GNU une particularité que n’abordait avec satisfaction que lOpen Software License (de Lawrence Rosen), je conseille aujourd’hui une assez grande vigilance dans son application. En effet, piqué par la curiosité, j’ai décidé de reprendre l’ensemble des échanges (principalement issus des quelques mailing-lists que je parcours habituellement : debian-legal ; open source –discute et review– ; et free software business) afin de dresser un tableau plus complet de la situation.

Force est de constater que le bilan n’est pas si rose, et l’historique instructif. Le résumé qui suit cherche à présenter le plus fidèlement possible les informations glanées en les regroupant en quelques points : l’historique de cette licence et de ses péripéties, la façon dont elle fut perçue par la communauté et les sociétés, sa portée et les diverses analyses qui complètent son appréhension.

Notes

[1] “13. Remote Network Interaction; Use with the GNU General Public License. Notwithstanding any other provision of this License, if you modify the Program, your modified version must prominently offer all users interacting with it remotely through a computer network (if your version supports such interaction) an opportunity to receive the Corresponding Source of your version by providing access to the Corresponding Source from a network server at no charge, through some standard or customary means of facilitating copying of software. This Corresponding Source shall include the Corresponding Source for any work covered by version 3 of the GNU General Public License that is incorporated pursuant to the following paragraph.

[2] «Logiciel utilisé en tant que service» – source de commentaires très forts.

[3] “The FSF recommends that people consider using the GNU AGPL for any software which will commonly be run over a network.

[4] FSF board member Benjamin Mako Hill said, “The GNU GPL has been the most successful free software license because it makes a program’s source available to its users. This enables massive collaboration between developers, since everyone gets the same benefits from this rule. The GNU AGPL will enable the same kind of cooperation around web services and other networked software.

[5] “The GNU AGPL is very much a community license,” said Peter Brown, executive director of the FSF. “The feedback we received while working on GPLv3 demonstrated a clear desire for this sort of license. And thanks to the community’s help during the drafting, we’re happy that the GNU AGPL meets those needs.

Lire la suite...