VVL :: Le Blog sur les Licences Libres, Open Source, et leur diffusion

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mardi 13 novembre 2012

Faut il choisir entre le monde du partage et celui du non marchand ?

Lorsque Calimaq se penche sur un sujet, il ne le fait jamais qu’à moitié.

Ainsi, c’est avec plaisir que j’ai pu parcourir les deux billets rédigés de sa plume et publiés sur OWNI : « (l)e non-commercial, avenir de la culture libre » et « (l)es licences libres aux portes de la révolution ». Il s’agit d’un sujet sur lequel j’avais moi-même écrit (il y a longtemps) concernant l’utilisation de la clause NC pour la diffusion de document – mais ce n’était à l’époque qu’un des points évoqués dans le billet et je ne détaillais que très peu ces réflexions. Ainsi que le relève Calimaq, la rédaction de la quatrième version des licences Creative Commons est le bon moment pour se poser la question de l’utilité des NC.

Avec beaucoup de retard, ma réaction (désolé pour le style, très « brut », mais je manque de temps) :

  • Premier point : je salue l’exercice qui constituait à dépoussiérer et montrer sous un nouveau jour ce conflit latent autour de la clause « (usage) Non commercial » des licences Creative Commons – certainement l’un des plus polémiques au regard de la parenté affirmée avec le monde du Logiciel Libre (exit, donc, tout projet de lapidation).
  • Second point : je pense que le raisonnement est très juste, mais que les conclusions ne sont pas les bonnes.
  • Troisième point (qui n’en est pas réellement un) : je ne demande qu’à être surpris.

Sans prendre le temps que je le souhaiterai pour approfondir ces réflexions, je vais tout de même préciser ces points.

P.-S. Le débat se poursuit aussi sur le blog Bibliobsessio

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mercredi 9 mai 2012

Antoine Moreau Exposition Mode d'Emploi n°14 — Capturée À l'Écran Une Œuvre Libre Reste Libre

Un rapide mail pour annoncer la prochaine Exposition organisée par Antoine Moreau, du vendredi 11 mai au dimanche 13 mai prochain au 56 rue de la Réunion Paris (En cours)

Antoine Moreau Exposition Mode d’Emploi n°14 — AMEME14_CÀÈUŒLRL Capturée À l’Écran Une Œuvre Libre Reste Libre

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mardi 21 juin 2011

Ouverture des données publiques : les enjeux relatifs au choix de la licence

Politiquement très vendeur, l’ouverture des données publiques (informations publiques devrait-on dire) est un phénomène qui a très vite gagné en importance en France (voir deux billets traitants déjà du sujet[1]) et au-delà (voir par exemple ce récapitulatif tenu à jour par Claire de LiberTIC ainsi que l’excellente veille publiée par « Regards Citoyens »). La mission Etalab lancée par François Fillon le 26 mai dernier en est la consécration (tardive ?) à l’échelle nationale, s’ajoutant aux textes législatifs déjà en vigueur — et notamment les Lois de 1978 « portant diverses mesures d’amélioration des relations entre l’administration et le public et diverses dispositions d’ordre administratif, social et fiscal » et l’ordannance de 2005 « relative à la liberté d’accès aux documents administratifs et à la réutilisation des informations publiques  ».

En quelques mots – mais cela a déjà été abondamment traité –, il s’agit d’une application des concepts formalisés par lOpen Knowledge Foundation (OKF) au Royaume-Uni et la Sunlight Foundation aux États-Unis : un accès libre et gratuit aux données publiques ; sous une licence gratuite qui permette la libre reproduction, redistribution, modification, et la libre ré-utilisation (y compris à des fins commerciales) des données. On y trouve en premier lieu les SIG (), mais pas seulement et des initiatives telles Data-Publica ou Regards Citoyens regroupent bien d’autres données publiques (souvent statistiques). Voir aussi la « déclaration commune sur l’Open Data en France ».

De nombreuses motivations peuvent justifier cette conduite :

  • l’exigence démocratique de transparence de l’État (le Conseil d’État ayant même fait de ce droit d’accès au document administratif une garantie fondamentale accordée au citoyen) ;
  • la transformation de notre société en une société de la connaissance et de l’information – et l’incitation corollaire au développement d’activités commerciales fondées sur l’information (voir le livre vert de la commission européenne) ;
  • ou le succès généralisé de l’Open Innovation (la capacité à bénéficier de la créativité, de l’intelligence et des contributions externes – on parle aussi d’ «  Open Source au-delà du logiciel »), voire de crowdsourcing (probablement la forme la plus ouverte de l’OI).

La politique d’« ouverture » des données ne repose que partiellement sur des enjeux juridiques et il est ainsi nécessaire de veiller (la liste n’est pas exhaustive) : à se donner les moyens de la mise à disposition (notamment par la mise en place d’APIs) ; à l’utilisation de formats ouverts ; à l’animation de la communauté d’usagers des bases de données (utilisateurs lambda, utilisateurs contributeurs et éditeurs de services sur la base de ces bases de données). En effet, des bases de données stockées en marge d’un site, difficilement accessibles, peu documentées, enfermées dans des formats propriétaires, etc. seront trop difficiles à appréhender pour entraîner un mouvement vertueux (on court ainsi le risque alors de perdre de potentielle valorisation financière de ces bases sans pour autant en tirer de vrais profits).

Ces réflexions traiteront essentiellement du volet juridique, qui peut sembler assez complexe pour qui connaît peu les licences libres ou les subtilités du droit public, mais qui est en réalité relativement clair et classique. En effet, une fois les éléments qui précèdent posés, persiste la question relative à la licence devant être utilisée pour la diffusion des données. Et là, on lit malheureusement tout et son contraire. Ayant personnellement été amené ces derniers temps à me prononcer plusieurs fois sur le sujet (et au moins trois fois en faveur de l’usage de l’Open Database License (ODbL) rédigée par l’OKF), il s’agit ici de reprendre un peu de hauteur en rappelant le cadre juridique relatif à une telle diffusion, les enjeux relatifs à leur choix[2], les licences existantes et terminer par quelques préconisations.

Notes

[1] Sur « Une compatibilité possible entre informations publiques et licences libres ? » et « Open Data et licences libres : analyse juridique de la démarche de la ville de Paris et fiche de lecture de la licence ODbL ».

[2] <encart publicitaire> En se servant notamment partiellement de l’ouvrage « Option Libre » bientôt publié dans la collection Framabook.</encart>.

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jeudi 3 septembre 2009

Parution de la FAQ de la SARD (Société d’acceptation et de répartition des dons)

Un court billet pour présenter une expérience, une expérimentation, un « pavé dans la mare » à laquelle j’ai modestement contribué et qui pourrait changer, modifier notre vision de la propriété intellectuelle et la place qu’elle occupe dans notre société[1].

Tout le monde connaît, même vaguement la Propriété Intellectuelle[2] et les utilisations qui peuvent en être faites (pour prendre les deux extrêmes : le contrôle absolu représenté par la SACEM ou les éditeurs de logiciels traditionnels, et le partage par les licences libres).

  • (En bref,) la propriété intellectuelle repose sur un équilibre entre l’intérêt du public (A)[3] et l’intérêt des créateurs/auteurs/inventeurs/etc. (B).
  • Ses objectifs (qui justifie le monopole accordé aux ayants-droits (B)) sont : -1- de faciliter et favoriser l’innovation (au bénéfice de la société et donc du public (A)), -2- donner à l’auteur un contrôle sur son oeuvre en raison du lien qui les unit[4].
  • Ainsi, ce système repose enfin sur un postulat (on estime que cela marche)/une autojustification du point -1- : « puisqu’il existe et “qu’il marche” (des gens continuent à créer et innover), c’est bien que le système actuel favorise la création et sa diffusion. »

La SARD serait donc une remise en question de ce dernier postulat : « un changement de paradigme », de mentalité, un système différent qui, s’il fonctionne, montrerait que le système actuel de PI n’est pas la seule (et/ou la meilleure) façon de favoriser la création et l’innovation. Attention, il ne s’agit pas forcément d’une alternative, mais plus d’un système parallèle qui, s’il marche, délégitimerait celui que l’on connaît aujourd’hui.

Ainsi, ces artistes pourraient éventuellement toucher de l’argent/un financement sans user de leurs droits de propriété intellectuelle, à eux de voir ensuite s’ils désirent jouer dans les deux camps (qui sont néanmoins contradictoire puisqu’il me semble légitime de penser que celui qui diffuse gratuitement et massivement sa musique aura plus de facilité à recevoir des dons que celui qui ne vend que quelques exemplaires dans quelques boutiques spécialisées).

Voici, rapidement, mes réflexions : rien d’exhaustif et de parfaitement abouti, mais suffisamment pour estimer que ce projet vaut le temps qu’on lui accorde…

Notes

[1] Ces quelques lignes (qui précèdent le texte de la SARD) n’engagent bien sûr que leur seul auteur.

[2] Pour faire court, un ensemble de droits reconnus à une personne sur une création particulière et assimilable à ceux d’un propriétaire sur sa chose/son bien.

[3] De nombreuses thèses existent sur ce « droit du public à l’information » qui relative les droits des auteurs notamment.

[4] Néanmoins, durant de longues années, les USA assuraient une protection quasi-équivalente aux droits moraux sans user des droits de propriété intellectuelle.

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lundi 22 juin 2009

Intervention le 25 juin lors de la journée « Droits d'auteurs Versus Internet » organisée par le Transfo à Clermont-Ferrand

Je publierai prochainement un court billet recensant les actualités passées, présentes et futures en relation avec VVL, mais les délais, courts, imposent de présenter l’une d’elle : Jeudi prochain, le 25 juin 2009, je serai présent avec la double casquette « entreprise du LL/LINAGORA » et « communautaire/Veni, Vidi, Libri » à la journée « Droits d’auteurs Versus Internet » organisée par le Transfo (art et culture en région Auvergne).

Plus de précision ci-après.

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lundi 1 septembre 2008

Préparation de la conférence « La Biennale de Paris et la Licence Art Libre »

Un rapide billet pour annoncer la préparation du débat/conférence sur « La Biennale de Paris et la Licence Art Libre », qui se déroulera le mercredi 24 septembre 2008 de 14h30- 16h30 lors de l'événement Paris Capitale du Libre.

La Biennale de Paris a décidé en juin 2008 de mettre ses contenus sous Licence Art Libre. Lors de ce débat seront abordées des pratiques artistiques qui excèdent le seul champ de l'art. Il s'agira d'interroger le statut de l'auteur et de l'objet d'art.

  • Pourquoi le copyleft issu des logiciels libres est-il pertinent pour la création contemporaine ?
  • Comment un art, à la frontière de l'art contemporain reconnu comme tel, opère un retournement de situation artistique quand la copie, la diffusion et la transformation des oeuvres coulent de source.

Présentation : Antoine Moreau http://artlibre.org

Intervenants : Ghislain Mollet-Viéville, agent d'art.

Exemples d'oeuvres proto ou para copyleft (Alan Kaprow, George Brecht, Lawrence Weiner) qui rejoignent le principe copyleft de la Licence Art Libre.

http://www.conceptual-art.net

Alexandre Gurita, Directeur de la Biennale de Paris.

Mise au point sur les pratiques artistiques défendues par la Biennale de Paris en phase avec la Licence Art Libre.

http://biennaledeparis.org

Jean-Baptiste Farkas, Président de l'Amicale de la Biennale de Paris et créateur d'IKHÉA©SERVICES, un exemple de pratique artistique présentant quelques similitudes avec le copyleft.

http://biennaledeparis.org/amicales

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lundi 10 mars 2008

Grande nouvelle aujourd'hui : la libération du logiciel Kinovea, logiciel d'analyse vidéo sportive !

Nous avions rencontré Joan, ancien sauteur en hauteur et aujourd'hui informaticien à Bordeaux, sur la framagora. Lui-même connaisseur des licences libres, il avait fait la première démarche d'ouverture avant que l'on entre en contact afin de définir et résoudre les difficultés susceptibles d'être les siennes.

Premièrement, une description et un court message de Joan, avant de détailler rapidement quels furent les points soulevés dans nos échanges.

Courte description

Kinovea est un projet de logiciel d'analyse vidéo pour le sport, son objectif est de proposer une solution ouverte pour les entraîneurs, les sportifs et les professionnels de la santé.

Le projet a démarré en tant que freeware en 2004 et la nouvelle version est repartie de zéro sur le plan technique et sur la philosophie de diffusion. Il est distribué sous licence GPL (v2) pour le code et LAL pour la majorité des graphismes.

Il tourne uniquement sur Windows pour l'instant.

Le mot de Joan

Un grand merci à l'équipe de VeniVidiLibri pour m'avoir aidé à débroussailler la jungle des licences et leurs compatibilités ! Libérer un logiciel a un impact à tous les niveaux et ce fut une aide très précieuse.

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mercredi 5 mars 2008

Sortie de la Licence Art Libre (LAL) version 1.3

Interview d'Antoine Moreau

Sortie discrètement fin 2007, dans le brouhaha de l'actualité du Libre de l'époque, la version 1.3 de la Licence Art Libre (dite Free Art License) vient compléter et affiner l'outil fourni à la communauté artistique du Libre par le comité Copyleft attitude.

On trouvera la nouvelle licence ici, et un interview sur le Framablog ici.

Pour notre part, nous attacherons ci-après le nouveau texte, ainsi qu'un court interview auquel Antoine avait bien voulu se prêter sur la liste noyau (il y a déjà un moment : le 28 avril 2007).

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mardi 4 mars 2008

Dossier Open Source de Programmez !, mars 2008 : un interview sur les licences libres

Parce que le thème en lui-même ne peut nous laisser indifférent, et parce que notre association y est expressément mentionnée, il semble opportun de glisser un mot sur le magazine Programmez ! de mars 2008 (n° 106) :

« 100% Open Source ».

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